Band 
Tome deuxième
Seite
85
JPEG-Download
 

1iJiJLlCATION INDUSTRIliLLE . 85

lunette, et de sassurer quau m6me instant il y a egalement une autremarque sous les fils de la deuxieme lunette.

Pour verifier les trous du plateau, pour sassurer quils sont bien ä leurplace, on mettra lalidade dans lun deux, on ajustera une lunette sur lamarque qui traverse ce trou, ou sur toute autre, et en changeant lalidadeon vbrifiera si chaque fois la marque se presente bien aux fils.

On est souvent oblige de faire un second forage avec un foret un peuplus gros. On ne degorge pas alors ce foret, il se prend dans du bon aciercylindrique et il est affüle carrement; comme il ny a plus de matiere äenlever au milieu, il risque moins de se jeter dun cötd ou dautre; il esttoujours guide par une platine dacier trempe, dans laquelle il tourne sansballottement, ä moins que le foret ne soit montd sur un chariot.

Beaucoup de lecteurs penserorit que nous avons etd trop miuutieux;cependant, comme on le voit, une plate-forme dont toutes les divisionsont ete tracees bien exactes, jusquau dernier instant, peut devenir mau-vaise par lomission dune seule precaution; voila notre excuse.

NOTICE SUR QUELQUES METHODES DE GRADUATIONDES CERCLES.

Rechercher les premiers auteurs de la graduation des cercles, ouremonter ä lorigine de lastronomie, serait une seule et möme chose, etici une chose tout a fait superflue. Nous savons que le xv e siede possedaitdejä dexcellents astronomes: Copernic etait ne vers la fin du xiv e ; Tycho- Brahe , Kepler, vivaient en 1580, et quoique nulle Observation ne füt pos-sible sans instruments plus ou moins exacts, on ne trouve aucune tracebien positive des procedes employds pour les construire. Tout fait croireque les astronomes sen occupaient eux-mdmes : eux seuls en sentaientlimportance, eux seuls pouvaient en reconnaitre les erreurs, et il est pro-bable que pendant longtemps on neut recours quaux moyens quoffraitla gbometrie.

Plus tard, de 1666 ä 1676 les deux principales Academie de France etdAngleterre furent instituees. Les observatoires de Greenwich et de Paris furent construits, et des cette epoque les observations se multiplidrent, lebesoin dune plus grande perfection dans les instruments se fit sentir. En1690,Roemer, cblebre par ses decouvertes sur la lumiere, semble dtre Tunde ceux qui voulaient tenter un nouveau mode de graduation des quartsde cercle. La difficulte dobtenir des subdivisions egales dun arc donne,etait toujours Fobstacle principal. Roemer voulut eluder la solution directedu probleme en composant, avec des arcs trQspetits, un tres-grand arc,sans sinquieter sil arriverait ainsi ou non ä former exactement un quartde circonference, ce qui ndtait pas dailleurs essentiel. Pour cet objet,