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lunette, et de s’assurer qu’au m6me instant il y a egalement une autremarque sous les fils de la deuxieme lunette.
Pour verifier les trous du plateau, pour s’assurer qu’ils sont bien ä leurplace, on mettra l’alidade dans l’un d’eux, on ajustera une lunette sur lamarque qui traverse ce trou, ou sur toute autre, et en changeant l’alidadeon vbrifiera si chaque fois la marque se presente bien aux fils.
On est souvent oblige de faire un second forage avec un foret un peuplus gros. On ne degorge pas alors ce foret, il se prend dans du bon aciercylindrique et il est affüle carrement; comme il n’y a plus de matiere äenlever au milieu, il risque moins de se jeter d’un cötd ou d’autre; il esttoujours guide par une platine d’acier trempe, dans laquelle il tourne sansballottement, ä moins que le foret ne soit montd sur un chariot.
Beaucoup de lecteurs penserorit que nous avons etd trop miuutieux;cependant, comme on le voit, une plate-forme dont toutes les divisionsont ete tracees bien exactes, jusqu’au dernier instant, peut devenir mau-vaise par l’omission d’une seule precaution; voila notre excuse.
NOTICE SUR QUELQUES METHODES DE GRADUATIONDES CERCLES.
Rechercher les premiers auteurs de la graduation des cercles, ouremonter ä l’origine de l’astronomie, serait une seule et möme chose, etici une chose tout a fait superflue. Nous savons que le xv e siede possedaitdejä d’excellents astronomes: Copernic etait ne vers la fin du xiv e ; Tycho- Brahe , Kepler, vivaient en 1580, et quoique nulle Observation ne füt pos-sible sans instruments plus ou moins exacts, on ne trouve aucune tracebien positive des procedes employds pour les construire. Tout fait croireque les astronomes s’en occupaient eux-mdmes : eux seuls en sentaientl’importance, eux seuls pouvaient en reconnaitre les erreurs, et il est pro-bable que pendant longtemps on n’eut recours qu’aux moyens qu’offraitla gbometrie.
Plus tard, de 1666 ä 1676 les deux principales Academie de France etd’Angleterre furent instituees. Les observatoires de Greenwich et de Paris furent construits, et des cette epoque les observations se multiplidrent, lebesoin d’une plus grande perfection dans les instruments se fit sentir. En1690,Roemer, cblebre par ses decouvertes sur la lumiere, semble dtre Tunde ceux qui voulaient tenter un nouveau mode de graduation des quartsde cercle. La difficulte d’obtenir des subdivisions egales d’un arc donne,etait toujours Fobstacle principal. Roemer voulut eluder la solution directedu probleme en composant, avec des arcs trQs—petits, un tres-grand arc,sans s’inquieter s’il arriverait ainsi ou non ä former exactement un quartde circonference, ce qui n’dtait pas d’ailleurs essentiel. — Pour cet objet,