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Tome deuxième
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lÜBLICATION INDUSTRIELLE.

il avait eu lidee de reunir tres-solidement deux pointes d'acier, peut-ötrememe les avait-il faites du möme morceau, et avec ce nouveau compas,ouvert de 2 ä 3 millimetres, quil portait successivement sur un möme arc,il espörait obtenir des divisions invariablement egales. Le procedö futabandonne; on voit quil avait bien tous les inconvenients du compas rela-tivement ä la contexture variable du metal sur lequel il operait.

En 1764 seulement, on trouve la publication dune methode qui, pourdonner de bons resultats, supposait encore dans celui qui la pratiquait unedexterite peu commune, un coup dceil parfait, et pour les pröcautionsquil prenait une connaissance assez etendue des proprietes physiques dela matiere. Bird regut ä cette epoque de la Societe royale de Londres , unerecompense de 500 liv. sterling, pour la precision des quarts de cercle quilavait construits pour lobservatoire.

En 1765, une annee apres la publication des procedes de Bird, le duc deChaulnes prösenta älAcademie des Sciences de Paris un Memoire descriptifdune nouvelle maniere de graduer les instruments, et cest veritablementde cette methode que nous viennent encore les plus parfaites employeesaujourdhui en France et meme en Angleterre.

Aprös lui, en 1774, et möme du temps de Bird, Ramsden publia sa des-cription dune machine propre ä graduer tres-rapidement les instrumentsen usage dans la marine, et pour laquelle il regut, du bureau anglais deslongitudes, 615 liv. sterling, dont moitie environ comme recompense, etle reste comme valeur de sa machine qui rentrait ainsi dans le domainepublic. Une traduction en frangais de cette description a ete faite et publieepar M. de Lalande. La möthode de Ramsden introduisait dans lart de lagraduation un nouvel elöment, la vis sans lin, qui y jouait un röle impor-tant. Le duc de Chaulnes 1avait aussi admise, mais seulement commemoyen de conduireregulierement le plateau pendant loperation. Nousavons cru devoir passer sous silence dautres astronomes qui avaient ante-rieurement employe la vis sans fin, sans tenir compte de lirregularite dustriage et sans essayer de la corriger.

Enfin, un nommö Troughton, qui jouit en Angleterre dune tres-bonnereputation, et sans doute a juste titre, est le dernier dont nous aurons äparier. On retrouve dans ses procedes tous les elöments de la methode duduc de Chaulnes, mais avec des modifications assez curieuses pour espererquelles seront favorablement accueiilies. Sans entrer ä fond dans tous lesdötailsdexöcutionde Bird, duduc de Chaulnes, de Ramsden et de Troughton,ce que nous en dirons sera süffisant pour caracteriser leur maniere dopörer.

Methode de Bikd. Roemer avait abandonnö les moyens geome-triques, Bird y revint en ne conservant comme constructions definitivesque les bisections (1). Ses prödöcesseurs avaient naturellement pris pour

(I) Pour concilier ce que nous avons dit , dans les premiöres pages de ces notes, sur les construc-tions graphiques et les resultats obtenus par Bird, nous observerons que les instruments quon ©m-