MACHINE
AGRAVER LES CYLINDRES D’IMPRESSION,
On sait qu’autrefois l’impression des tolles se faisait au moyen de planchesde bois gravees en relief, et qu’on eouvrait de couleurs en les frappantlögerement sur un drap bieri tendu dans un cadre en bois, et prealablementimpregne de couleur; on appliqnait ensuite les planches ainsi prepareessur les toiles ä imprimer que l’on etalait sur une table. On employait ega-lement des planches de cuivre gravöes au poingon ou au burin, dans legenre de celles qui servent ä l’impression en taille douce.
Au commencement de ce siöele, un habile manufacturier, M. Oberkampf,essaya, dans son bei etablissement de Jouy, d’imprimer, ä l’aide de cylin-dres ou rouleaux en cuivre gravös. Les heureux resultats obtenus par cetindustriel furent bientöt repandus en Angleterre, oü ce mode de travailregut de grands perfectionnements. Les rouleaux, d’abord graves ä la main,furent plus tard disposes de maniere ä pouvoir recevoir quelques gravuresä l’aide d’une machine. Ainsi, on enfongait dans Ie metal des poingons enacier graves en relief, au moyen d’une presse ou d un mouton qu’on lais-sait tomber sur ceux-ci, en suivant une marche reguliere.
II y a ä peine vingt-cinq ans qu’on a introduit en France le mode degraver les cylindres ä la molette , tel qu’on le fait aujourd'hui. Ce mode,beaucoup plus precis et plus expöditif que ceux employes precedemment,fit une rövolution complöte dans la gravure des rouleaux, et dut necessitersuccessivement des modifications dans la construction des appareils mis enusage.
Un bon constructeur de Mulhouse , M. Huguenin, qui s’est constammentoccupe de cette branche si importante de l’industrie , en a suivi tous lesprogrös, et, en praticien eclaire, en observateur habile, il a su y apporterdes amöliorations utiles, qui ont fait rechercher ses machines, non-seule-