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Tome deuxième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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devoir dire aujourdhui que les cylindres qui sortent de leurs ateliers sonttrds-estimes. On sait que M. Thiebaut ainö, habile fondeur en cuivre,a Paris , soccupe aussi depuis longtemps de cette belle fabrication, quilui a valu, en 1839, la medaille dor. Une nouvelle maison tres-recom-mandable dAlsace (MM. Humbert pöre et fils, ingdnieurs-mecaniciens äJungholz), est aussi montee pour confectionner les rouleaux avec les ma-chines analogues et dautres. Ces divers manufacturiers ont monte dans leursdtablissements des appareils trös-ingenieux, pour forger ou dtirer leurscylindres; nous esperons les faire connaitre dans une prochaine livraison.

Ces cylindres, quelle que soit dailleurs leur nature, sont toujours tra-versds dans toute leur longueurpar unaxe en fer qui se prolonge ä chaquebout, pour former les portdes ou les tourillons sur lesquels ils doiventtourner. Tel est le rouleau N, represente sur les differentes figures de Iapl. 5; son axe M, que lon y a chassö avec force, est terminö par des par-ties carrees, dont lune porte le toc en fer L, et lautre sajuste dans lemanchon ä vis qui fait corps avec larbre 0. Lorsque le cylindre est grave,ces parties carrees servent egalement sur la machine ä imprimer, ä porterles manchons qui doivent les lier, soit dun bout, soit de lautre, avec lesarbres de transmission de mouvement.

Mouvement be Rotation du cylindre. Le toc L porte un becavancd, que lon engage dans Tun des creux tailles ä la circonference dudisque en fonte K, qui est monte ä lextremite de larbre du tour, afin derendre Taxe du rouleau solidaire avec ce dernier, et lobliger ä lentrainerdans son mouvement de rotation, que ce mouvement vienne dailleurs dela manivelle F ou de la poulie I.

Laxe M est porte, dune part, par le troisiöme coussinet, ä droite de lapoupde fixe C, et de lautre, par le premier coussinet, ä gauche de la pou-pee mobile D (comme le montrent les fig. 1, 2 et 3). Ainsi le cylindre esttoujours mobile dans ces deux coussinets, soit quon tourne, soit quongrave sa surfaee exterieure,

II est ä remarquer que, dans le bout de larbre E, on a ajustd un goujonaciere g (fig. 23) et un ressort ä boudin, qui tend ä le pousser contre lebout de faxe M, afin dobliger lembase de celui-ci ä sappuyer contre lecoussinet (fig. 3).

Balancement du cylindre. II est quelquefois necessaire, pour decertaines gravures, de donner une espece de balancement au cylindre,cest-ä-dire un mouvement oscillatoire sur lui-möme. Cette Operation sefait ä la main par louvrier graveur, a l'aide dun grand levier R, termindpar un long manche en bois, et qui de lautre bout forme un oeil cylin-drique, qui entoure larbre E, tout proche du disque K. Sur ce levier estadaptee une pidce ä coulisse e , que lon y retient par deux vis, et dont lebout prdsente une saillie semblable ä celle du toc L , afin de sengagercomme celui-ci dans le creux du disque K. Ainsi, en levant et en baissantalternativement ce grand levier, lorsque la piöce a coulisse e se trouve