PUBL1CAT10N INDUSTRIELLE.
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Ainsi, supposons que le dessin ä graver surlerouleau doit 6tre r^pete ades distances egales de 82 millimätres ; il faudrait alors faire faire ä la visun certain nombre de tours, plus une fraction du tour. Par exemple,puisque le pas de cette vis est de 8 millimetres, il est evident que, pourchacune de ces revolutions, le chariot porte-molettes marche de cettequantite; il faut donc faire 10 tours plus 2/8 ou 10 l ,25pour le faire avancerde 82 millimetres. Dans ce cas, pour operer, on commence par desserrerla vis qui relie les deux aiguilleso et o', puis on les ecarte jusqu’ä ce qu’ily ait entre elles une differenee de 75 dents, qui est le 1/4 ou les 0,25 de300 (comme celles-ci sont marquees de 10 en 10, il est facile de les comp-ter) ; lorsqu’elles sont ainsi ä la distance voulue, on resserre la vis pourqu’elles fassent corps, puis on place l’une, celle o' par exemple (si on doitfaire tourner la roue dans le sens indique par la fläche, fig. 5), sur la dentcorrespondante au bout du cliquet p’. On fait alors tourner la manivelle q,la roue et les aiguilles tournent en mäme temps; on compte le nombre derevolutions jusqu’ä ce qu’on soit arrive ä la dixieme, l’aiguille o' etant elle-mäme ramenee ä son point de däpart; mais on se rappelle qu’il faut com-pleter 10\25 : on doit alors avoir le soin de continuer le mouvement derotation de la manivelle, jusqu’ä ce que la deuxiäme aiguille o, soit arriveeä la place marquee par le bout du cliquet; il est evident qu’on aura ainsitourne d’un quart de revolution en plus des dix premieres, et que le cha-riot aura marche de 82 millimetres.
Pour operer un nouveau changement de place du chariot, il faut reculerles aiguilles sans tourner la roue ni la vis, cequi est facile, puisqu’elles nesont ajustees qu’ä frottement; on les ramene donc dans leur premierePosition, de maniere que l’aiguille o' vienne en regard de l’index p'\l’autre est alors en arriere (ä gauche) de toute la distance regläe primiti-vement.
DU PORTE-OUTIL POUR TOURNER LA SURFACE DU CYLINDRE. — Commenous l’avons dit, cette machine peut exactement faire l’office du tourparallele ou du tour ä chariot, pour dresser la surface meme des cylindresqu’on peut y graver. Il suffit de placer sur le support ä chariot S, dont labase superieure estdressee ä ceteffet, unechaise en cuivreT, dans laquelleest fixe le burin qui doit travailler. Cette chaise est vue en coupe verticale,au 1/10 d’execution, sur la fig. 8; le burin y est represente ajuste dans upprisme triangulaire en fer j, et retenupar une vis de pression. La place duprisme se rägle ä volonte par une vis de rappel l, qui le pousse en avant,et qui est taraudee dans une bride en fer adaptee ä la chaise; une autrevis les fixe en dessus, quand sa position est räglee, et un ressort k tend äle chasser en arriere quand on desserre la vis l.
La marche rectiligne de ce porte-outil est näcessairement celle du cha-riot; par consequent eile däpend des engrenages placäs entäte du tour etque nous avons remarques precedemment. Il est evident que, lorsqu’ongrave, ce porte-outil doit 6tre enleve et mis de cöte; on ne I’a repräsente