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PUBL1CATION INDUSTRIELLE.
levier au repos. Ce crochet est quelquefois remplace par une vis de rappelque Ion dispose pour produire le möme effet.
DES DIFFERENTES MANIERES DE GRAVER
LES BOULEAUX A LA MOLETTE.
On sait que les molettes, comrae celle h', representee sur la pl. 5, doivent6tre gravees en relief pour imprimer leur dessin en creux sur le rouleau.Cette gravure en relief est f'aite sur une machine preparatoire qu’on nommemachine ä relever les molettes, et que nous nous proposons de faire con-naitre dans une autre livraison avec une machine dite ä diviser les molettes.Ainsi le graveur trace d’abord ä la main et en creux sur une premiere mo-lette le dessin qu’il veut reproduire , puis il reporte cette gravure sur uneseconde molette ä l’aide de la machine ä relever; c’est cette seconde mo-lette qui doit graver le cylindre. Toutes ces molettes sont d’ailleurs enacier fondu bien epure.
On distingue plusieurs modes de graver les rouleaux a la molette. Ainsi1° des objets detaches, comme de petites fleurs dparses qui se repetent, segravent au poingon-molette , c’est-ä-dire qu’on enfonce sur le cylindrechaque objet separement. Par exemple, si un bouquet doit ßtre repete sixfois sur la circonference d’un möme cercle du rouleau, on se sert de laroue ä röchet P, on dispose les buttoirs c et d ä une distance teile que lelevier a ne puisse parcourir qu’un arc de cercle correspondant au sixiemede la circonference de cette roue. On serre les vis du support ä chariotpour qu’il ne glisse pas sur son banc; il doit rester immobile jusqu’ä ce queles six fleurs soient gravees sur toute la circonference; on determine aussila pression de la molette sur le cylindre, en decrochant la tige V qui tient lelevier ä contre-poids suspendu pendant les instants de repos. On manoeuvrealors le grand levier ä manche R en le faisant monter et descendre alter-nativement, afin de donner un mouvement oscillatoire au cylindre, au lieude le faire mouvoir par la manivelle F ou par la poulie I. On sait que celevier R porte un cliquet mobile e que l’on a eu le soin d’accrocher dansl’une des dents du plateau K. La limite de l’oscillation du rouleau estnecessairement determinöe par la plus grande longueur de la fleur; eile est toujours suffisamment indiquee au graveur par des marques faites äl’avance sur le bord du cercle ä coulisse Q. Aussitöt que le bouquet esttermine, on releve le levier Z 2 en accrochant la tige V, puis on fait tournerle cylindre d’un sixieme ä l’aide du levier ä cliquet a, et on recommencel’operation comme precedemment.
Il est evident que, dans ce mode de gravure, la molette n’a pas besoind’ötre gravee sur toute sa circonference; on n’y grave que la fleur qui doitetre repetee plusieurs fois sur le rouleau.
2° Lorsque les dessins doivent dtre tellement lies ensemble qu’ils ne lais-