l’UBLICATION INDUSTRIELLE.
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dans laquelle Y est l’effort moyen ä appliquer ä l’outil parallelement a salongueur, ße la surface du trait du ä chaque coup de scie, l la longueur dela course du chflssis, A et B des coefficients numeriques dependant de lanature du bois et des autres elements du travail.
« 3° La rdsistance du bois augmente avec la vitesse de l’outil, mais cetteaugmentation devient trhs-peu sensible quand la profondeur e de chaquetrait est fort petite. On peut donc, jusqu’au point oü l’echauffement deslames devient nuisible, augmenter la vitesse de l’outil dans les scieries,pourvu qu’on diminue en meme temps la quantite dontles dents mordentdans le bois.
(( 4° Conformement a l’opinion precitee d’Euler , il n’y a aucun avantageä faire agir l’outil avec une vitesse initiale notable. De plus, il resulte denos expdriences que cette circonstance peut entrainer une perte d’effetutile. La partie de ces experiences qui se rapporte directement ä rinfluencede la vitesse sera d’ailleurs reprise et completde dans des reche rohes sub-sequentes destinees ä reunir, sous plusieurs autres rapports, toutes lesdonnees ndcessaires a l’etablissement des grandes scieries mecaniques.
« 5° Quant au mode d’action de l’outil, il resulte de la discussion expo-see dans le memoire ci-joint que les fibres du bois sont eoupdes, briseesou arrachees, queiquefois avec torsion. Ces trois manidres d’operer sontgeneralementreunies dans le travail des dents, mais suivant des propor-tions diverses, selon le sens du sciage. Ainsi, lorsque le trait est perpen-diculaire aux flbres principales, la resistance ä vaincre provient surtout deleur adherence mutuelle; lorsquel’on scie paralldlement aux grandes fibres,la principale resistance est celle du bois ä la rupture. On voit aussi, par cettediscussion, que le frottement de la lame doit ötre tres-faible dans le Pre-mier cas, et acquerir dans le second une valeur assez notable qui dependde l’dlasticitd du bois.
« 6° Enfin , relativement au mouvement de l’outil ä travers la matiere,je fais voir qu’il resulte de la taille des dents en biseau, reconnue d’ailleurspour la plus avantageuse, que, quand le rapport entre l’epaisseur de lapiöce debitee et la dimension parallele de chaque dent est tel qu’il y en aitun nombre impair engagd ä la fois, le chassis prend, si la lame est solideet forteinent tendue, un mouvement d’oscillations latdrales qui donne uneforme onduleuse ä la surface sciee, et augmente la resistance ainsi que ledechet de matiere. D’ou il resulte qu’il est avantageux, sous ce rapport, detravailler avec un nombre pair de lames montees sur le meme clidssis, ettaillees symetriquement deux ä deux. Cette Observation est independantede la nature de la matiere debitee. (1)»
(1) Nous donnons dans le torne m et suivants de ce Recueil les dessins et descriplions des nou-velles scieries mecaniques employßes aujourd’hui pour debiler les bois en grume, les madriers etplanches.