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PUBLICATION INDUSTRIELLE,
« Dans les recherches prdliminaires que j’ai l’honneur de soumettre äl’Academie , je me suis propose surtout d’etudier le mode d’action del’outil, et de determiner quelques-unes des lois generales de la resistancedu bois ä cette action. Les moyens employes sont de trois sortes: 1° desexperiences directes, donnant en kilogrammes la valeur de l’effort moyendu sciage pour chaque eoup de scie; 2° l’observation des phenomenesphysiques; 3° l’examen göometrique du mouvement des dents ä travers lamattere. La scie se mouvait verticalement, et le bois etait pousse horizon-talement pendant qu’elle operait. Les experiences ont indique separementla resistance du bois ä son action verticale et ä la Penetration horizontaledes dents. Les chiffres representant ces resistances sont les moyennes d’unassez grand nombre de resultats obtenus dans des circonstances identiques,et aussi peu differents entre eux que le permet la Constitution de la mattere.Prenant ces moyennes pour ordonnöes, et pour abscisses les valeurs deselements variables dont j’etudiais l’influence, j’ai construit des lignes dontla continuite m’a permis d’admettre les indications. Ces indications se sontaccordees en tout point avec les rösultats obtenus par les autres moyensd’investigation precites. De l’ensemble de ces documents, j’ai döduit desconsequences genörales relatives aux bois dont la Constitution est analogueä celle du sapin, essence employee dans les experiences. Les principalesde ces consequences sont les suivantes :
« 1° La resistance ä la penötration horizontale des dents est proportion-nelle ä la profondeur e du trait, correspondante ä une course donnee duchässis et ä la voie v de la scie, c’est-ä-dire qu’elle est repr6sent4e par unefonction de la forme kve; k etant un coeflicient independant de la vitessede la scie, mais dependant, pour un nteme outil, de la nature du bois, deson etat hygrometrique , et du sens de ses fibres par rapport a la directiondu sciage. Pour le sapin de coupe ancierme et tres-sec, soumis ä l’expe-rience, si l’on designe par k' la valeur de ce coefficient quand le bois estscie en long, et par k" sa valeur quand le trait est perpendiculaire auxObres principales, on a k! = 2,38. k". L'humidite du bois augmente beau-coup ce coefficient dans le premier cas, et paralt le diminuer un peu dansle second.
« 2° Dans le sens du mouvement de l’outil, la rösistance augmente aussiavec la profondeur e de chaque trait, mais moins rapidement que la surfacesciee; de Sorte que, toutes choses etant egales d’ailleurs, la quantite detravail mecanique correspondante ä l’unite de surface debitee varie, entredes limites assez etendues, en sens inverse de cette profondeur. La resi-stance est plus grande dans le sciage en long que dans le sciage en travers:eile peut 6lre representöe, quant a l’influence de la profondeur du traitdans Tun et l’autre cas, avec une approximation süffisante pour la pratique,par la formule empirique
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