PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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jeu de clapets; elles sont disposees de teile sorte qu’on peut Ies chargerindependamment les unes des autres, pour correspondre ä des pressionsdifferentes. Ainsi dans l’une on met un contre-poids qui equivautsurla sou-pape ä une Charge de 4 kilog. par millimetre quarre, par exemple, dans laseconde un contre-poids öquivalant ä la pression de 5 kilog., et dans la troi-sieme un autre qui donne une pression de 6 kilog. Par consöquent, lorsque,apres avoir marche un certain temps, on est arrivö äla premiere pression,de 4 kilog. par millimetre quarre, la pompe la moins chargee ne joue plusou du moins ne produit plus d’effet; le mouvement continuant, la pressionaugmente, mais dejä le piston presseur marche plus lentement puisqu’ilarrive moins d’eau dans le corps de presse; bientöt la deuxieme pompecesse egalement de jouer, parce qu’on a atteint la pression de 5 kilog.; onn'injecte plus alors par coups de piston que le 1/3 de la quantite envoveeprimitivement par Ies trois pornpes; et enfin lorsque la plus haute pressionest obtenue, la troisiöme pompe ne donne plus d’eau ä son tour, et lorsmöme qu’on ne s’apercevrait pas que la pressee est terminee , on n’auraitpas ä craindre que les tuyaux crevent par un excös de pression.
Cette disposition de pompe d’injection est aujourd’hui trös-repandue,parce qu’on l’a trouvee fort commode et d’une grande simplicite. Nousn’avons pas cru devoir nous y arreter, pensant qu’elles sont bien connues.
L’eau arrive des pornpes d’injection, dans le corps de la presse qui nousoccupe, par le tuyau en cuivre b d’un tres-petit diamötre. Une douille enbronzc, filetee, assemble ce tuyau avec la presse, comme l’indique la coupelig. 3, etpourempöcherles fuites, on a ajuste, danslefond dutroutaraudequi la regoit, un cuir qu’elle vient serrer fortement. Cette douille peut ötred’ailleurs placee en un point quelconque de la presse, ä l’une comme äl’autre extremitö, sans aucun inconvenient.
De la soupape de surete. — Quelle quesoitla disposition des pornpesd’injection, on adapte pres d’elles une soupape de surete, qui est chargöed’un poids correspondant ä la pression que l’on veut obtenir dans le corpsde presse, et eile suffit, en general, dans les machines de ce genre; maiscependant dans l’appareil horizontal de M. Saulnier, ce mdcanicien a duappliquer une seconde soupape de surete c, sur le corps de presse meme,pour permettre de prolonger, pendant quelques instants, la pression sansl’augmenter et surtout sans causer de rupture. Ainsi lorsqu’on arrive versla fin de l’operation, que les soupapes de surete commencent ä jouer, lespornpes ne cessent pas pour cela d’injecter de l’eau; on les dispose, au con-traire, pour qu’elles continuent a marcher, afin de maintenir les sacs dansun etat de forte pression qui favorise l’ecoulement du liquide, dont unepartie, sans cette precaution, pourrait encore rester dans la matiere. Laquantite d’eau envoyöe par les pornpes est ä peu pres perdue, ce qui a lieunecessairement, puisque les soupapes jouent; mais la pression n’en est pasmoins maintenue, et on ne risque pas de crever les tuyaux ou d’autresparties de la machine.