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Tome deuxième
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PUBLTCATION INDUSTRIELLE.

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MEILLEUR EMPLOl DES FUMIERS.

Lemploi des fumiers, immediatement apres Ieur sortie des etables, estincontestablement le plus avantageux , quand le sol permet de le faire.Alors, ces fumiers contiennent une quantite considerable de parties ani-males qui sövaporent promptement. Les fumiers, soumis ä la döcornposi-tion par Ieur exposition au grand air, en tas, perdent bientöt, par lövapo-ration des sels, une partie considerable de Ieur volume primitif; de sortequaprös Ieur consommation , ils couvrent a peine la moitie de letenduequils auraient couverte auparavant.

Les fumiers employes au sortir des ötables offrent dabord lavantagedutiliser les urines et autres matiöres animalisees, puis celui de couvrirune plus grande ötendue de terrain; enfln, celui dobtenir des parties lesplus grossieres qui en composent la masse une decomposition graduellemieux appropriee aux besoins successifs de la terre et des plantes. Desexperiences comparatives, faites le meme jour, sur la merne terre, avecla möme espece de furnier, ont donne les resultats suivants :

La partie engraissee avec du furnier consomme donna, la premiereannöe, des produits plus abondants, il est vrai; mais la seconde annee, lapartie engraissee avec du furnier frais lemportaitpar la beaute de sa recolte.

Gela sexplique comme suit: la premiere recolte donnee par le furnierfrais navait employö a son döveloppement que les parties animalisöes encontact avec les plantes; cependant la recolte etait trös-satisfaisante. Maisla masse principale du furnier restee dans le sol, ayant, la seconde annee,atteint ä peu pres le möme degre de decomposition que le furnier con-somme, mis la premiere annee dans lautre partie de la terre, il arriva quece furnier frais donna, ä la seconde annee, des produits egaux ä ceuxobtenus, la premiere annee, par le furnier consomme. Et, comme cettedeuxieme röcolte navait pas epuise les elements du furnier frais, il a en-core offert, la troisieme annee, des produits superieurs a ceux obtenus parle furnier consomme dont laction est totalement perdue.

Voilä dejä une notable difference entre les produits du furnier frais etceux du furnier consomme. Mais cette difförence est bien plus grandequelle ne parait, si Ton considere que la terre, soumise a lexperienceci-dessus, a regu, dans toute son etendue, le meme volume de furnier, demaniere que la partie de terre qui avait regu le furnier frais navait eureellement quä peu pres la moitie de la quantite repandue sur lautre. IIest evident que le furnier consomme avait perdu dans sa decomposition lamoitie environ de son volume primitif; qualors ce furnier consomme repre-sentait une quantite double de furnier frais.

Ainsi donc, a volume ögal, onpeut dire quune terre fecondöe avec dufurnier frais nemploie reellement que la moitie ä peu pres de la quantitöque regoit celle qui lest avec du furnier consomme. On ne peut donc fer-tiliser ainsi une dtendue double au moins quavec le furnier consomme.

Maintenant, sil est vrai que lemploi des fumiers Iongs, au sortir de