PUBLTCATION INDUSTRIELLE.
m
DÜ MEILLEUR EMPLOl DES FUMIERS.
L’emploi des fumiers, immediatement apres Ieur sortie des etables, estincontestablement le plus avantageux , quand le sol permet de le faire.Alors, ces fumiers contiennent une quantite considerable de parties ani-males qui s’övaporent promptement. Les fumiers, soumis ä la döcornposi-tion par Ieur exposition au grand air, en tas, perdent bientöt, par l’övapo-ration des sels, une partie considerable de Ieur volume primitif; de sortequ’aprös Ieur consommation , ils couvrent a peine la moitie de l’etenduequ’ils auraient couverte auparavant.
Les fumiers employes au sortir des ötables offrent d’abord l’avantaged’utiliser les urines et autres matiöres animalisees, puis celui de couvrirune plus grande ötendue de terrain; enfln, celui d’obtenir des parties lesplus grossieres qui en composent la masse une decomposition graduellemieux appropriee aux besoins successifs de la terre et des plantes. Desexperiences comparatives, faites le meme jour, sur la merne terre, avecla möme espece de furnier, ont donne les resultats suivants :
La partie engraissee avec du furnier consomme donna, la premiereannöe, des produits plus abondants, il est vrai; mais la seconde annee, lapartie engraissee avec du furnier frais l’emportaitpar la beaute de sa recolte.
Gela s’explique comme suit: la premiere recolte donnee par le furnierfrais n’avait employö a son döveloppement que les parties animalisöes encontact avec les plantes; cependant la recolte etait trös-satisfaisante. Maisla masse principale du furnier restee dans le sol, ayant, la seconde annee,atteint ä peu pres le möme degre de decomposition que le furnier con-somme, mis la premiere annee dans l’autre partie de la terre, il arriva quece furnier frais donna, ä la seconde annee, des produits egaux ä ceuxobtenus, la premiere annee, par le furnier consomme. Et, comme cettedeuxieme röcolte n’avait pas epuise les elements du furnier frais, il a en-core offert, la troisieme annee, des produits superieurs a ceux obtenus parle furnier consomme dont l’action est totalement perdue.
Voilä dejä une notable difference entre les produits du furnier frais etceux du furnier consomme. Mais cette difförence est bien plus grandequ’elle ne parait, si Ton considere que la terre, soumise a l’experienceci-dessus, a regu, dans toute son etendue, le meme volume de furnier, demaniere que la partie de terre qui avait regu le furnier frais n’avait eureellement qu’ä peu pres la moitie de la quantite repandue sur l’autre. IIest evident que le furnier consomme avait perdu dans sa decomposition lamoitie environ de son volume primitif; qu’alors ce furnier consomme repre-sentait une quantite double de furnier frais.
Ainsi donc, a volume ögal, onpeut dire qu’une terre fecondöe avec dufurnier frais n’emploie reellement que la moitie ä peu pres de la quantitöque regoit celle qui l’est avec du furnier consomme. On ne peut donc fer-tiliser ainsi une dtendue double au moins qu’avec le furnier consomme.
Maintenant, s’il est vrai que l’emploi des fumiers Iongs, au sortir de