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PIJBLICATION INDUSTRIELLE.
une proportion inverse entre les vitesses de rotation de la vis ä fileter et decelle existante, et leurs pas respectifs. Comme nous l’avons dit, il estessentiel, dans un atelier de construction, d’etablir par avance un tableaudes diamötres des engrenages et de leurs diverses coinbinaisons correspon-dantes aux differents pas de vis qu’on est susceptible de fileter, afin quel’ouvrier Charge de conduire la machine n’eprouve aucune difficulte et n’aitaucune reclierche a faire, toutes les fois qu’il sera obligö de fileter une vissur un pas demande.
Lorsque la vis doit ötre ä plusieurs filets, il serait difficile d’effectuer avecexactitude la division de la tige a fileter, si on n’employait un moyen me-canique. MM. Pihet et compagnie, qui construisent un grand nombre demachines-outils, ont additionne ä leurs tours paralleles un mecanisme fortsimple, que l’on appelle mandrin universel, et avec lequel on peut obtenirles differentes divisions qui sont nöcessaires.
Ce mandrin est represente en coupe verticale et en elövation de face surles fig. 6 et 7 de la pl. 9. Il se compose d’un disque en fonte Y, filete äl’interieur pour se monier ä vis sur le bout de I’arbre du tour, a la place duplateau dresse X, fig. 3. Un cercle ä douille Z est ajuste sur la face de cedisque, mais n’est pas fixe sur lui; il porte ä sa circonference 60 divisions,formant autant d’encoches et de dents quarrees, dans lesquelles on engageune petite piece d’arröt m'. La douille porte quatre vis de pression entrelesquelles on pince fortement le bout de ia tige a fileter. Une rondelle oubague en fer W, boulonnee vers le bord du disque, maintient le cercleappuye contre ce dernier, sans cependant l’empöcher de tourner taut quela piece d’arröt n’est pas engagee dans sa denture; mais, lorsque celle-ciest embrayee, comme on le voit sur la fig. 6, et qu’on serre la vis n' quiest taraudee dans son epaisseur et qui traverse la bague B', il est evidentque toutes cespieces sont rendues solidaires, et que, par consequent, si ledisque regoit un mouvement de rotation, il l’imprime au cercle ä douilleet par suite ä la töte ä fileter.
On se sert donc de ce mandrin comme d’un toc ordinaire. Ainsi, suppo-sons que l’on ait ä fileter une vis ä 3 filets: il faut alors que la base de la tigesoit divisee en trois parties egales. On regle d’abord le mandrin de maniereque la piece d’arret correspondante au point o du cercle gradue, et on serrela vis n' pour la maintenir dans cetle position , afin que le tout ne fassequ’un seul corps; puis on commence ä faire le premier filet, apres avoirdetermine par avance les engrenages convenables qui doivent se trouveren töte du tour pour la vitesse de la vis de rappel. Lorsque le premier filetest termine, on arröte le tour, on desserre la vis n' pour pouvoir enleverla piece d’arröt m', et on fait tourner le cercle gradue Z, independammentdu disque, d’un tiers de circonference, c’est-ä-dire jusqu’ä ce que le n" 20se trouve en regard de la petite ouverture o par Iaquelle on peut voir suc-cessivement les divisions du cercle ä travers l’epaisseur de la bague B'. Onreplace alors la piöce m' dans cette division et on la fixe de nouveau avec