I'UBLlCATIOJi INDUSTRIELLE.
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machine de preparation, recemment inventee en Angleterre, et dont ils’est procure des echantillons. Ce sont les meches en bobines, qui, par leurrenvidage particulier, pr6sentep,t un haut interet. On attribue a l’inepui-sable genie de Bodmer l’invention de la machine employce ä la confectionde ces meches. La machine est jusqu’ä present inconnue en France ; ä enjuger par ses produits, ehe doit offrir de grands avantages. Ce sont desbobines de forme cylindrique et de dimensions variees, suivant la gros-seur de la meche ou du boudin (car celui-ci est aussi preparö de la sorte),diffcrant de celies des bancs ä broches, en ce qu’elles se devident debout,sans que la möche soit forcee d’imprimer ä la bobine, en fer-blanc, qui laporte, un mouvement de rotation, comme c’est le cas avec celies connuesjusqu’ici. Le renvidage sur ces bobines s’opöre par couches superposdesles unes aux autres, toujours parallelement a la base du cyliudre qu’ellesrepresentent, et voici comment cela a lieu : la premiere couche s’cnvidesur la partie inferieure de la bobine, en forme de spirale, en partant ducentre pour aller vers la circonference, oü, arrivee, eile retourne au centreen formant la derniere couche, egalement en spirale, et ainsi de suite,jusqu’a ce que la bobine ait atteint la hauteur voulue.
MACHINES DE FILATURE POUR LE LIN.
MM. A. Kcechlin et C ic ont expose une machine ä peigner en fin , con-nue ordinairement sous le nom de Peters machine. Ce systfeme de pei-gneuse est exclusivement employe dans la filature de MM. Bock, Richardet C ie , a Mulhouse , et tres-repandu en Angelterre. 11 parait etrc un deceux qui repondent le mieux au but de l’operation (1); les tresses de linsont fixees entre des mäclioires en fer, et se rappvochent et s’eloignentalternativement du tambour ä quatre faces, garni d’un peigne a chaqueangle. On imite ainsi parfaitement le travail ä la main; la m6me tressepasse successivement par quatre rangees de peignes de differents degresde finesse, et le degre de peignage ä exercer par chaque peigne peut enoutre etre regle ä volonte.
MM. A. Kcechlin et C ie ont ajoute un perfectionnement notable ä cettemachine, en y adaptant un tambour delivrant, garni d’un rubande cardes,avec un peigne dechargeur pour les etoupes, de maniere ä ce que celies-cise trouvent dlre detachees des peignes, ä mesure qu’elles se forment,tout en etant ä la fois classees par degrd de finesse; ce qui est d’uneimportance majeure pour le filage de ces produits, qui forment, pour ainsidire, la partie essentielle dans les benefices d’une filature de lin.
Le lin, une fois peigne, est soumis, pour 6tre converti eu fil, ä une seried’operations qui ont beaucoup d’analogie avec celies employees pour lecoton, soit: etalage pour reunir les tresses en un ruban ou nappe sans fin;etirage et doublage successif; torsion de la meche arrivee ä un certaindegre de finesse; enfin, etirage d^finitif et torsion a fond. Le batteur-
(i) Voir vi e vol. la peigneusc syslcme Busk, construiie par MM. Lacroix.