PUBLIC ATION INDUSTRIELLE.
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semble avec la tubulure B, fig. 12. La soupape, s’ouvrant lorsque le pistonde cette pompe descend, donne passage ä l’eau, qui se rend alors aux chau-dieres par le tuyau B'. Dans le second compartiment, celui de gauche, estune autre soupape b, plus petite que la precedente, et qui, dans la pre-miere disposition adoptee par l’auteur, s’ouvrait de haut en bas, au lieud’etre corame on la voit figuree sur le dessin, et etait reliee ä la soupape apar un levier horizontal dont le point d’appui se trouvait sur la cioisonmöme, par c-onsequent entre elles deux. II en resultait evidemment que ,lorsque la premiere soupape a se levait, eile obligeait naturellement savoisine b ä s’ouvrir aussi, et comme le compartiment, contenant cette sou-pape , communique avec la chaudiere par le tuyau C qui s’adapte au fondde celle-ci et avec le dehors du navire par le tuyau D, il en rhsultait evi-demment une sortie d’eau salee a chaque instant.
Mais cette premiere disposition, toute simple et toute ingenieuse qu’elleparaisse, avait un grave inconvenient. Les garnitures ä etoupes par les-quelles passaient les tiges des soupapes, dant un peu trop serrees, cmpö-chaient ces dernieres de retomber sur leurs sieges; il en resultait que lapompe n’alimentait plus convenablement, et de plus il y avait un ecoule-ment continuel par la soupape d’exhaustion. D’un autre cöte, cette soupapeetait beaucoup trop grande. M. Gengembre lui avait donne 47 millim. dediametre, celle d’alimentation en ayant 75. Il avait eu l’intention de laisserechapper de la chaudiere une quantite d’eau egale a la moitie de celle quise vaporisait.
M. Mangeon, observant que sous la pression normale de deux atmo-spheres dans la chaudiere, la vitesse reelle etait de 8 m 400, trouva quel’orifice d’ecoulement devait 6tre de 105 millim. quarrös; la soupape ayant147 mill. de circonference, eile ne pouvait donc se lever que de 0 mill. 71,quantite si petite qu’elle devenait presque insensible ; et si l’on admet aveccela un peu de temps perdu dans Taxe du levier qui reunissait les deuxsoupapes, il etait ä peu pres de toute impossibilite de sentir si la soupapes’ouvrait ou non, surtout lorsqu’on eprouve de grandes secousses par lescoups de mer.
M. Mangeon eut alors l’idee de placer dans la jonction du robinet Eavec la tubulure du compartiment de gauche , une plaque mince c , perceed’un trou rond ayant 8 millim. de diametre ou 58 millim. de surfacc, pourne laisser echapper que la quantite d’eau desir^e. Il fit alors quelquesexperiences pour determiner quel serait le volume d’eau qui sortirait parcet orifice dans un certain temps et sous teile pression. Il obtint les re-sullats suivants :
A 75 cent. de pression — 36 litres par minute.
65 c. id. — 27 id. id.
61c. id. —27 id. id.
« D’apres nos extractions ordinaires, ecrivait ä ce sujet M. Mangeon, le