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EUBLICATION INDUSTRIELLE.
vase rempli, on ouvrait le robinet inferieur h, de manifere ä laisser 6vacuerl’eau du vase, ä mesure qu’il en recevait de nouvelle par le robinet sup6-rieur hl. Quand les machines s’arrötaient, l’eau cessanl de couler dans letuyau S', le vase H se vidait et le poids refermait la soupape.
M. Mangeon , qui a etudie ä bord du navire ce mecanisme d’exhaustiond’une maniöre toute particuliöre, pour completer les documents qu’il abien voulu nous donner, nous a ecrit les observations suivantes :
« Comme la soupape 6, que M. Gengembre nous envoya, etait eneoretrop grande (elleavait 16 mill. de diamötre), je conservai la plaque cpercde de son orifice, et je fis quelques modifications au vase, afin d’eviterles tätonnements infinis qu’exigeaient les ouvertures des robinets. Je chan-geai les orifices des robinets h, h' qui etaient beaucoup tropgrands, pourdeux autres tels, que le robinet superieur h' devait donner un peu plusd’eau que le robinet inferieur h. Ces robinets devaient toujours resterouverts, attendu que le vase devait toujours se remplir par la surabondanced’eau venant de h'. Quand la machine s’arrötait, le vase se vidait dgale-ment. De cette maniöre on n’avait plus besoin d’y toucher. Comme la sou-pape b etait assez grande et laissait l’orifice suffisamment ouvert, les grainsdu depöt ne pouvaieritplus s’y accrocher. Pour dviter que la surabondanced’eau du robinet superieur hf ne s’ecoulät le long du vase ä l’exterieur,j’avais fait adapter ä celui-ci un petit rebord i (fig. 1*2), afin de retenirl’eau, et un petit tuyau j passant dans l’interieur et la conduisant sous lerobinet inferieur h, pour tomber dans l’entonnoir et de lä dans la cale. »
«J’ai quiltö le bdtiment, nous dit en terminant M. Mangeon, avant devoir fonctionner cet appareil, et j’ai appris plus tard qu’une fois, le navireetant arrfite, les vagues s’etaient engouffrees dans le tuyau S' et avaientfait ouvrir la soupape. II parait qu’on ne s’eri est plus servi; je n’etais plusä bord pour y apporter le dernier remede. Du reste, tout cela est peut-ötretrop d’esprit pour les machines de bateau, et les ouvriers qui les conduisentne sont pas en general assez intelligents pour qu’on leur confie des meca-nismes de cette importance. »
Quoique cet appareil n’ait pas completement reussi, nous ne conservonspas moins la conviction qu’il serait d’une grande utilite dans les navires ävapeur, apres avoir subi les ameliorations convenables.