MACHINE
k BEIII llll: EI POIIDRE II A EIFILER IIS BOIS DE TIIIIOBB,
PAR
II. BEBEXDOKF , ITIecanicien ä Pari»«
( PLANCHE 17 .)
On sait que pour extraire des bois etrangers le plus possible de la ma-tiöre tinctoriale qu’ils renferment, il faut les diviser extrömement, demaniöre ä les reduire en parcelles tres-petites. Les moyens generalementemployes ä cet effet, jusqu’ä ces dernieres annees, consistaient ä varloperles bois, c’est-ä-dire ä les decouper en copeaux tres-minces, puis ä sou-mettre ces rnömes copeaux ä l’action de meules en pierre qui les reduisaienten lamettes ou en poudre aussi fine qu’on voulait l’obtenir.
Ce Systeme exigeait ainsi deux appareils distincts, prenant chacun uneforce assez considörable pour ötre mis en activitö, et presentait d’ailleursdes ineonvenients, surtout dans le nouveau procedö d’extraction de la tein-ture dont on fait usage aujourd’hui presque partout, procede que l’on doitä M. Souarce, qui s’est fait breveter en France pour 15 ans.
Nous croyons qu’il est ä propos d’en dire quelques mots, avant de decrirel’appareil deM. Berendorf, dont le travail convient parfaitement äce moded’extraction.
M. Souarce a pense avec raison que, pour bien extraire des diversesracines ou bois etrangers la matiere coloranfe qu’ils peuvent contenir, ilfallait non-seulement qu’ils fussent suffisamment divisös, mais encore queles parcelles ou les poudres extraites fussent soumises ä l’action d’un cou-rant force d’eau chaude. Il crut devoir, ä cet effet, construire un appareilfort simple que l’on pourra aisöment comprendre, nous en sommes per-suadö , par une simple explication sans figure.
Que Ton s’imagine un vase cylindrique en cuivre de 0 m 60 ä 0 m 70 dediametre sur 0°’90 ä 1 mötre de hauteur, ayant a sa base un double fond,egalement en cuivre, et fermö ä sa partie supörieure ölargie , par un cou-vercle percö de trous et maintenu solidement par des traverses avec descoins ou des vis, dans le genre des couvercles autoclaves. On remplit l’es-