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Tome deuxième
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

pace compris entre le couvercle et le faux fond , de bois de teinture enpoudre, tassö, sans ötre cependant trop forteraent comprime. Le faux fond,rapporte ä plusieurs centimötres au-dessus de la base, est aussi perce detrous pour donner passage ä leau chaude que lon y fait arriver ä laidedune pompe foulante, dont le tuyau sadapte ä une tubulure mönagöe ä Iapartie inferieure de lappareil. Cette eau, forcee de traverser toute la massedivisee contenue dans le vase, ne trouve dautre issue que par les ouver-tures du couvercle supörieur; eile en sort donc, non sans sötre chargeede matiere tlnctoriale. Une tubulure laterale est pratiquee au-dessus ducouvercle pour conduire cette eau saturee dans des reservoirs propres ä larecevoir. Cette Operation se continue ainsi jusquä ce quon reconnaissequil ne sort plus que de leau pure non coloree. On enleve alors le cou-vercle , pour retirer tout le residu qui ne contient plus de couleur , et ondonne issue ä leau quil peut contenir et ä celle qui se trouve entre lesdeux fonds par un robinet place ad hoc , pour recommencer bientöt uneOperation semblable.

Cet appareil, qui, comme il est aise de le voir, est de la plus grande sim-plicitö, a lavantage dextraire ainsi des bois propres ä la teinture toute lamatiere colorante quils renferment, et cela dune maniere continue. Oncongoit quil a du ötre adopte genöralement dans lindustrie. Disons, enpassant, que lauteur le construisait primitivement en bois; aujourdhui ille fait, comme nous lavons dit plus haut, entierement en cuivre. Nous enavons vu un grand nombre en confection chez M. Raymond, mecanicien ,ä Paris , qui sest aussi occupe de la construction des machines ä röduire lesbois de teinture, lesquelles reposent sur un autre principe de constructionque celui que nous allons decrire, comme nous le ferons voir bientöt.

Par la machine nouvellement perfectionnee par M. Berendorf, mecani-cien fort habile, non-seulement on evite lemploi des meules qui etaientnecessaires ä la trituration , mais on obtient des poudres ou des affilagesparfaitement en rapport avec les procedes dextraction actuels, et qui con-viennent surtout fort bien dans une foule de circonstances. En homme depratique et dintelligence, qui sait comprendre toute limportance de cettefabrication et en apprecier les resultats, M. Berendorf a ötudiö , avec uneperseverante activite, les inconvenients et les dißkultös que presentent lesdifferentes natures de bois, pour lesquels tous les moyens proposös de lestravailler ne peuvent ötre les mömes. Il a compris quil fallait construireune machine qui permit de röduire en poudre ou daffiler, non-seulementdes bois reguliere et presentant peu de branches ou de nceuds, mais encoreles racines les plus irrögulieres, et composees souvent dune infinitö deramilles qui sont fort embarrassantes , quelquefois remplies de pierres oude terre, et par cela möme dangereuses pour la machine et pour louvrierqui la conduit.

M. Berendorf est arrivö ä surmonter les difficultös en remplagant dabordes couteaux ordinaires, montös sur un plateau conique, par des couteaux