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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
pace compris entre le couvercle et le faux fond , de bois de teinture enpoudre, tassö, sans ötre cependant trop forteraent comprime. Le faux fond,rapporte ä plusieurs centimötres au-dessus de la base, est aussi perce detrous pour donner passage ä l’eau chaude que l’on y fait arriver ä l’aided’une pompe foulante, dont le tuyau s’adapte ä une tubulure mönagöe ä Iapartie inferieure de l’appareil. Cette eau, forcee de traverser toute la massedivisee contenue dans le vase, ne trouve d’autre issue que par les ouver-tures du couvercle supörieur; eile en sort donc, non sans s’ötre chargeede matiere tlnctoriale. Une tubulure laterale est pratiquee au-dessus ducouvercle pour conduire cette eau saturee dans des reservoirs propres ä larecevoir. Cette Operation se continue ainsi jusqu’ä ce qu’on reconnaissequ’il ne sort plus que de l’eau pure non coloree. On enleve alors le cou-vercle , pour retirer tout le residu qui ne contient plus de couleur , et ondonne issue ä l’eau qu’il peut contenir et ä celle qui se trouve entre lesdeux fonds par un robinet place ad hoc , pour recommencer bientöt uneOperation semblable.
Cet appareil, qui, comme il est aise de le voir, est de la plus grande sim-plicitö, a l’avantage d’extraire ainsi des bois propres ä la teinture toute lamatiere colorante qu’ils renferment, et cela d’une maniere continue. Oncongoit qu’il a du ötre adopte genöralement dans l’industrie. Disons, enpassant, que l’auteur le construisait primitivement en bois; aujourd’hui ille fait, comme nous l’avons dit plus haut, entierement en cuivre. Nous enavons vu un grand nombre en confection chez M. Raymond, mecanicien ,ä Paris , qui s’est aussi occupe de la construction des machines ä röduire lesbois de teinture, lesquelles reposent sur un autre principe de constructionque celui que nous allons decrire, comme nous le ferons voir bientöt.
Par la machine nouvellement perfectionnee par M. Berendorf, mecani-cien fort habile, non-seulement on evite l’emploi des meules qui etaientnecessaires ä la trituration , mais on obtient des poudres ou des affilagesparfaitement en rapport avec les procedes d’extraction actuels, et qui con-viennent surtout fort bien dans une foule de circonstances. En homme depratique et d’intelligence, qui sait comprendre toute l’importance de cettefabrication et en apprecier les resultats, M. Berendorf a ötudiö , avec uneperseverante activite, les inconvenients et les dißkultös que presentent lesdifferentes natures de bois, pour lesquels tous les moyens proposös de lestravailler ne peuvent ötre les mömes. Il a compris qu’il fallait construireune machine qui permit de röduire en poudre ou d’affiler, non-seulementdes bois reguliere et presentant peu de branches ou de nceuds, mais encoreles racines les plus irrögulieres, et composees souvent d’une infinitö deramilles qui sont fort embarrassantes , quelquefois remplies de pierres oude terre, et par cela möme dangereuses pour la machine et pour l’ouvrierqui la conduit.
M. Berendorf est arrivö ä surmonter les difficultös en remplagant d’abordes couteaux ordinaires, montös sur un plateau conique, par des couteaux