PUBLICATION INDUSTRIELLE-
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qui marche horizontalement entre les coulisses. Une eoupe transversale dece chariot, faite suivant la ligne 5-6 de la fig. 2, est representee detacheesur la fig. 7. On voit qu’il porte de chaque cöte deux paires de galetsStroits g, mobiles sur leurs axes, et loges exactement dans les coulisseauxdresses, menages k l’interieur des regles de fonte K. Par cette disposition,il peut glisser tres-facilement entre ces regles, et dans une direction paral-lele ä l’arbre du plateau.
A sa base est adapte un crochet auquel on attache une corde h , qui,passant sur un rouleau i, dont les tourillons sont portes par des oreillesvenues de fonte, avec les regles K, descend s’accrocher k une grande pe-dale L. Celle-ci a son point d’appui sur le bouton^, contre un des mon-tants G du bätis; eile est coudee ä l’autre bout, et s’elargit, comme pourformer marchepied. Une bride en fer k , fixee au bätis, l’empöche de s’e-carter du plan vertical dans lequel eile doit se mouvoir. 11 est aise de voirqu’en appuyant le pied sur cette pödale, on tend ä faire avancer le chariotde droite ä gauche, et par consequent ä presser le bois contre le plateauporte-couteaux.
Cette pression ayant lieu ä l’aide du pied, on comprend dejä que lesdeux mains de l’ouvrier sont entierement libres; il en resulte qu’il peuttoujours tenir le bois solidement, quelque tortueux qu’il soit, et lui faireprendre toutes les positions possibles, saus ötre embarrassö.
Pour ecai ter le chariot, lorsqu’un bois est acheve, avant d’en reprendreun autre, il lui suffit d’abandonner la pedale, et d’appuyer en arriere contreune piece en fer M , qui presente une forme convenablement arrondie, etqui est boulonnee ä la nervure superieure du chariot. Le changement peutdonc s’operer avec la plus grande facilitö et trbs-rapidement.
On voit par le plan fig. 1, que le bois est präsente obliquement ä l’actiondes lames, par rapport ä la direction de ses fibres ; cette Position inclineeest necessaire pour dechirer les bois avec plus de facilite et surtout avecmoins de force. On congoit en effet que, si on le prösentait exactement parle bout, les couteaux frotteraient contre lui et en detacheraient difficile-ment les parcelles ; ils ne pourraient faire qu’une poussiöre tres-fine, qui,comme nous l’avons deja dit, n’est pas convenable pour le mode d’extrac-tion actuellement en usage.
Application a l’affilage. — C’est en reconnaissant les bons rbsultatsobtenus au moyen de cette simple observation, que M. Berendorf a eteamene ä apporter un perfectionnement remarquable qui rend l’affilagefacile et commode. Ainsi, il a modifie la forme de son plateau porte-lames;il l’a dispose comme l’indiquent les fig. 7 et 10, qui le represententde facevu interieurement et coupe par son axe.
La surface exterieure de ce nouveau plateau est cylindrique, le cötetranchant des lames, qui sont toujours dentelees, comme precedemment,et assujeties de meme aux oreilles interieures b, est exactement paralleleh faxe et comprend presque toute la largeur du disque.