UUBL1CATI0N INDUSTRIELLE.
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II est aisö de voir que si l’on pose le morceau de bois e que l’on veutaffiler sur la table de la machine, en le presentant, comme on le supposesur la fig. 9, ä peu pres tangentiellement ä la circonference du plateau, Iescouteaux enlöveronl des filaments qui seront d’autant plus longs que lebois lui-möme sera pose plus perpendiculairement ä la direction de latable, et, au contraire, ils seront d’autant plus courls qu’il sera plus couchevers celle-ci. On obtient ainsi des affilages tels qu’on peut les desirer , ettels surtout qu’il est essentiel de les produire pour le commerce.
II est evident qu’en adoptant cette nouvelle disposition de plateauporte-lames , il faut aussi modifier le chariot repoussoir, qui, dans ce cas,doit agir dans une direction perpendiculaire ä l’axe. Cette modificationtres-naturelle est extrömement facile ä faire ; nous n’avons par cru devoiren repeter le trace.
Du moulin a noix. —Pour rendre l’operation complete, et ne rien lais-ser desirer ä sa machine , M. Berendorf a cru devoir y ajouter un petitmoulin qui permit de broyer les parties non suffisamment reduites, tellesque les eclats qui se detachent du bois pendant le travail, et les bouts troppetits que l’homme ne peut tenir presses contre les couteaux.
Ce moulin se composed’une cloche en fonteN, boulonneesur une traverse0 egalement en fonte et fixee ä deux des madriers H (flg 3). Elle est garnieinterieurement d’un certaln nombre de fortes saillies l, comme le montrentle plan vu en dessus, fig. 5, et la coupe verticale par son axe, fig. 6. La noixen fonte P, qui est renfermde dans cette cloche, et que l’on voit en projec-tion horizontale, fig. 4, est aussi munie, ä sa surface extdrieure, de dentsangulaires V\ c’est entre ces dents et les saillies l , que les copeaux de boissont d’abord dechires. Une denture plus fine, et toujours de forme trian-gulaire, mais taillee ä la main, est encore pratiquee ä la partie inferieurede la cloche et de la noix, afin d’achever le broyage en divisant les copeauxplus completement. Ce moulin a, comme on le voit sans peine, beaucoupd’analogie avec ceux destines a la fabrication du tan, du tabac, etc.
La noix re^oit un mouvement de rotation qui est egal ä celui de l’arbrede commande B, au moyen des deux roues d’angle de fonte QQ', dontl’une est fixee sur cet arbre, prds du plateau, et l’autre sur le sommet d’unaxe vertical R, ä la partie inldrieure duquel la noix est ajustde avec soin etassujetie par une nervure.
Cet axe vertical est retenu vers le haut par une chaise de fonte S, bou-lonnee contre la traverse F (fig. 1 et2), et munie d’un chapeau. — Ilpivote, par le bas, sur un grain d’acier ajuste dans une crapaudine encuivre m, qui le maintient latdralement. Cette crapaudine est elle-mömeajustee dans la partie cylindrique alesee de la traverse de fonte 0.
Pour soulager le moulin, c’est-ä-dire, pour pouvoir donner plus oumoins d’^cartement entre les dents de la noix et celles de la cloche, il estnecessaire de soulever Taxe d’une trös-faible quantite. A cet effet, la cra-paudine ne repose pas sur un fond fixe, mais, au contraire, sur le bout