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PPBL1CATI0N INDUSTRIELLE.
tages. Construites ainsi sur des dimensions tres-bornües, on conpoit qu’ellessont peu coüteuses; leurs frais d’etablissement etant bien moindres queceux des grosses machines , elles peuvent, dans un grand nombre d’ate-liers, rendre plus de Services que ces derniüres.
Les petites machines ä raboter construites par M. Mariotte sont extrü-mement simples; posees sur un bätis tres-peu eleve et compose de troispieds, elles se fixent sur un etabli, et peuvent se transporter d’uue partieä l’autre de l’atelier sans difficultd. M. Mariotte, persäverant dans son systeme ä outil mobile, la piece etant fixe, les construit toutes ainsi. On saitque ce Systeme a l’avantage de pouvoir raboter les objets qui ont presquela longueur de la machine sans exiger plus de place que n’occupe celle-ci.II donne le mouvement au porte-outil par un arbre ä manivelle portantdeux pignons qui engrenent avec des cremailleres placees sur le cöte et äl’exterieur du bätis. La piece ä dresser se fixe sur un plateau place ä l’in-terieur et dont on peut regier la hauteur ä volonte par des vis de rappel.Toute la machine n’occupe pas plus de 0 m 75 de longueur sur 0 m 40 de lar-geur, et 0 m 50 a 0 m 55 de hauteur. M. Mariotte les etablit ä un prix tres-peu eleve, et qui peut varier de 400 ä 500 fr.
Les machines analogues construites par MM. Meyer, de Mulhouse , et pardivers constructeurs qui s’en occupent, sont etablies sur des dimensionsplus fortes. Leur bätis est assez eleve pour ötre ä la hauteur de l’ouvrier,sans les poser sur un etabli, comme celles de M. Mariotte. Elles sont aussiexücutees sur un principe semblable ä celui de Whitworth; ainsi, commetoutes les machines usitees en Angleterre, elles sont ä outil fixe : c’est lapiece qui est mobile, ce qui exige alors plus d’emplacement; mais aussi ellespresentent plus de solidite, sont moins susceptibles de vibrations, et peu-vent proportionnellement enlever des copeaux plus forts. Ces machinessont necessairement plus coüteuses que celles du constructeur dont nousvenons de parier, non-seulement parce qu’elles sont plus grandes, maisencore parce que, dans leur construction , elles sont beaucoup plus fortes.
La machine de MM. Meyer n’occupe pas un espace de moins de 1 m 80 delongueur sur 0 m 80 de large. Le plateau mobile qui porte la piöceä dresserest tirü par une chaine sans fin, dont les deux bouts sont accroches ä sonmilieu, et qui, passant sur deux poulies ä gorge, enveloppe la circonfe-rence d’un treuil que l’on tourne ä l’aide d’un grand croisillon ä quatrebranches. Cette disposition a l’avantage de moins fatiguer l’ouvrier quepar un Systeme ä manivelle, parce qu’il n’est pas force de se plier, et qu’ilpeut rester, au contraire, dans une position presque droite, et avoir con-stamment les yeux sur l’objet qu’il est chargü de dresser. On verra que,par le diametre donne au tambour, il est rare qu’on soit oblige de lui fairefaire plus d’un tiers ou de la moitie d’une rüvolution, pour obtenir toutela longueur de la course necessaire, et que tres-souvent müme le l/5 e oule 1/4 de tour est tout ä fait süffisant.