PUBL1CAT10N INDUSTRIELLE.
249
DESCRIPTION DE LA MACHINE A RABOTER DE MM. MEYER,
JäEPBESENTEE PLANCHE 20.
Cette machine est vue en coupe longitudinale sur la fig. l re , en coupetransversale sur la fig. 2, et, une partie, en projection horizontale, fig. 3.La premiere section est faite suivant la ligne brisee 1-2-3, la seconde sui-vant la ligne i-5-6-7, et la troisieme, suivant la ligne 8-9.
On voit, par ces figures, qu’elle est d’une disposition analogue ä la ma-chine de Whitworth que nous avons donnee dans une livraison de notreI er volume, en Observant cependant qu’elle est plus simple d’exöcution parcela möme qu'elle regoit son mouvement de l’ouvrier, au Heu de marcherseule, et que l’avancement de l’outil se fait ä la main au lieu de se faire parla machine. N’etant destinee qu’ä raboter des piöces de petites dimensions,eile estaussi incomparablement plus faible que celle pubüöe.
MM. Meyer (aujourd’hui la societe VExpansion) occupent plusieurs ma-ch in es semblables dans leur etablissement de construction, qui est trös-bien montö en outils de toute espece. La maison N. Schlumberger, äGuewiller, qui est une des plus importantes de l’Alsace, en a egalementconstruit plusieurs, soit pour son propre usage, soit pour d’autres etablis-sements. Nous sommes persuade qu’elles se röpandront bientöt dans tousles ateliers de construction (1).
Nous allons deerire successivement les trois parties distinctes qui com-posent cette machine, savoir :
1° Le chariot mobile qui porte la piece ä dresser;
2° Le porte-outil propre ä raboter dgs surfaces horizontales ou incli-nees;
3° La forme et la disposition des outils ä raboter les metaux.
Du chariot portant la piece a raboter. —Ce chariot est d’une con-struction extrömement simple; compose d’une plaque de fonte A, dresseeavecsoin sur sa face horizontale superieure, et renforcöc au-dessous partrois nervures longitudinales a et a', il est percö d’un grand nombre detrous quarres qui permettent de la traverser par des boulons pour y assu-jötir les piöces qu’on veut dresser. A son milieu est aussi menagee unenervure transversale b', percee de deux trous poury adapter les extrömilesd’une chaine ä anneaux en fer B, W, au moyen de laquelleon lui donneunmouvement de va-et-vient.
Les deux nervures latörales a' du chariot sont a section triangulaire,comme l’indique la fig. 2, pour s’ajuster, sans jeu, dans les coulisses demöme forme, pratiquees sur toute lalongueur des deux joues du banc enfonte C. Cet ajustement, qui exige, ä la verite, unegrande pröcision dansl’execution pour avoir le parallelisme exact des coulisseaux, est aussi
(0 Voir, IO® livraison, V« volume de ce Recueil, l’ing^nieuse disposition des limeuses-Decoster.