PÜBL1CATJ0N INDCSTllIELLE.
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Le cylindre superieur place en töte de la machine, a droitc du dessin(lig. 1, 2 et 3), porte, sur toute la circonference, de legeres cannelures,faites parallelement ä ses generatrices. Ces cannelures ont pour objet defaire mordre plus facilement la canne au moment oü eile s’introduit entreles cylindres; cependant les autres cylindres n’en portent pas. M. Nilluspense mSme, et nous serions de son avis, qu’il serait possible de s’en passerentierement (surtout des que le cylindre serait devenu assez rüde), ce quibriserait moins la canne; cependant il n’a pu encore arriver ä faire parta-ger cette opinion. Du reste, les cannelures menagees n’ont, en general,que 5 millimetres de largeur sur 3 millimetres de profondeur, et l’espacequi existe entre eiles est de 9 ä 10 centimetres,
Les axes 1) et D' des cylindres sont tous en fer forgö, et doivent Gtrctrös-resistants; tournes exactement au diametre des trous des moyeux, ilsfont invariablement corps avec eux au moyen de quatre clavettes.
Dans cette nouvelle disposition demoulin, c’est celui du milieu inferieurqui repoit directement le mouvement de la puissance et le transmet auxquatre autres. Ainsi, son arbre, qui est d’un diametre plus fort que ceuxqu’il doit commander, porte un fort pignon droit E, qui engrene avec lesdeux E', montes sur les axes des cylindres superieurs, et ces pignons en-grenent a leur tour respectivement avec chacun des pignons E 2 , qui sontfixes sur les axes des deux autres cylindres inferieurs.
Pour communiquer ou interrompre le mouvement du moulin ä volonte,le premier pignon E est ä embrayage; il porte sur sa face extörieure quatregriffes, ou fortes sailfies /, entre Iesquelles on fait engagcr des griffessemblables faisant partie d’un manchon place au bout de l’arbre moteur;de sorte qu’en avan^ant ce manchon pour l’engrener avec le pignon, lamarche a lieu, et au contraire, en le reculant pour le debrayer, le mouve-ment est interceptö,
M. Robinson, de Londres , a fait, dans son moulin, l’application d’unSysteme de roue ä frein, comme celle que l’on emploie dans le möca-nismes de treuils ou cabestans, en usage surtout dans les mines. Ainsi, ilconstruit la roue principale qui doit communiquer le mouvement aumoulin (que le moteur soit une machine ä vapeur ou une roue hydrau-lique), de teile sorte que son anneau exterieur, qui porte les dents, s’arretedös que, par une circonstance quelconque, une trop grande quantite deCannes arrive entre les cylindres. Le rebord exterieur de cette roue,faisant corps avec l’arbre, tourne toujours au dedans du premier; le degrede frottement entre les deux anneaux ou jantes peut ötre regle au moyende vis de pression. M. Pecqueur, mecanicien a Paris , a propose, il y adöjä bien des annees, un systöme analogue qu’il applique aux machines ävapeur. MM. Derosne etCail, ä Chaillot, en ont aussi fait l’applicationdans divers appareils qu’ils ont construits pour les mines.
Les axes des cylindres superieurs sont mobiles dans des coussinets debronze g, ajustes avec beaucoup de soin dans les cages en fonte A. De forts