PCBLICAT10N INDUSTRIELLE.
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voit que tant que cette largeur restera la meme, la perte afl'eclera d’autantplus le produit, que les quantites d’eau agissantes seront moins conside-rables. Mais, si en meine temps que la depense d’eau diminue, on retrecitla largeur du coursier, on peut esperer d’dtablir une Sorte de compensationqui conduise ä des rendements, sinon identiques, du moins tres-rappro-ches. C’est en effet ce qui a dte confirme par Texperience.
J’arrive mairitenant ä la distance de la vanne ä la roue, et ä la forme ädonner ä la partie de cette vanne formant ddversoir.
M. Morin, dans son Memoire sur les roues hydrauliques (Metz , 1836,),page 66, conseille d’adopter les vannes en deversoir placees le plus prespossible de la roue. On s’est ecarte, comme on voit, de cette derniöre con-dition, puisqu’il existe une distance de 0"46 entre la roue et l’aröte exte-rieure du seuil de la vanne. En voici la raison : par cette disposition, laveine fluide rencontre les aubes presque perpendiculairement ä un pointtres-rapproclie du coursier, et avec unevitessequi ne depasse, en inoyenne,que de l m , celle des aubes, pour une onverture de vanne de0 m 20, vitessequi va en diminuant ä mesure que cette ouverture diminue elle-möme,mais qui cependant depassera toujours celle des aubes, condition indis-pensable a la bonne introduction de l’eau.
En rapprochant davantage la vanne de la roue, on s’exposerait, d’unepart, ä faire porter la veine fluide sur une partie de l’aube trop voisine dela contre-aube, ou sur cette contre-aube eile-meme, et, de l’autre, a eta-biir la rencontre des aubes et de la veine fluide sur un point oü la vitessede Taube ddpasserait celle de la veine, ce qui oecasionnerait un choc ensens contraire du mouvement.
A part cette Observation, qui ne parait pas sans importance, Mtons-nous de declarer que les conseiis donnes par M. Morin, dans Touvrageprecite, ont servi de base ä la plupart des autres dispositions qui ont eteadoptees pour la construction de la roue, et que Texperience scmble prou-ver combien on a eu raison de les prendre pour guides.
Quelques mots encorc sur le plan incline qui termine le coursier : on letrouve employe dans des roues tres-anciennes, et cependant, dans beau-coup de constructions recentes, il a ete suppiime. C’est ä tort, evidem-ment; car, en conservant ä l’eau qui sort de la roue la vitesse qui lui estcommune avec les aubes, il est clair que Ton en facilite le degagement etque Ton peut möme utiliser cette vitesse pour repousser l’eau du bief infe-rieur, dont le niveau pourrait ainsi, sans inconvenient, s’elever de 0‘" 10ä 0“ 15 au-dessus du point le plus bas de la roue.
Pour verifier la justesse des principes dont Texposition precede, desexperiences au frein ont ete faites sur la roue dont il s’agit.
Le frein dont on a faxt usage est ceiui de Tetablissement de ßitschwiller,que MM. Stehelin et Huber ont eu Tobligeance de nous pröter, et qui aete manoeuvre sous la direction de Tun de leurs employes habitue ä cegenre d’experiences.