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1’ÜBLICATION INDUSTRIELLE.
les frais de construction, crut devoir donner directeraent Ie mouvement äla turbine par une roue d’angle placee sur un arbre de couche dont la di-rection etait celle de 1’axe du bateau, et qui portait immediatement a l’autrebout une manivelle pour recevoir l’action de plusieurs hommes. Cette dis-position, tres-simple sans doute, fut un inconvenient trds-grave pour lesexperiences. En effet, lors du passage de ia manivelle h droite ou ä gaucliedu bateau, les hommes s’appuyaient tantöt plus, tantöt rnoins, sur chaquebord; il en resultait un roulis qui s’augmentait encore du poids de l’eauqui pönetrait dans le bateau et qui passait alternativement de babord ätribord.
« Ce dernier inconvönient, uous dit M. Cadiat, qui aurait pu 6tre övitöpar une autre direction donnee ä l’arbre manivelle, joint ä la defectuositedu bateau, m’a fait renoncer a continuer les experiences, sans renoncertoutefois ä les renouveler sur une plus grande echelle. »
Comme nous venons de ledire, la turbine etait renversee et les canaux,non fermes par dessous, etait pratiquös sous Ie bateau, pour amener l’eauä la turbine ou pour la rejeter en arriere; ils etaient d’ailleurs disposes deteile sorte qu’en faisant tourner la turbine eile aspirait l’eau a l’avant dubateau; cette eau passait de Tinterieur ä l’exterieur de la roue, et par lapuissance de celle-ci, eile s’elevait dans le bassin forme autour de l’appa-reil, a une hauteur plus grande que celle du uiveau exterieur; c’est parsuite de cette difference de niveau que l’eau, continuellement ölevee parla turbine, s’ecoule vers l’arriere, en remplissant le vide que le bateau, quis’avance evidemment, laisse derriere lui.
La marche du bateau est necessairement due non-seulementauvidequela turbine creuse devant lui, et dans lequel il s’elance, mais encore ä la reac-tion de l’eau refoulee ä l’arriöre, en raison de Textes de hauteur.
Un fait bon ä noter, c’est que, dans toutes les experiences faites sur cenouvel appareil, dans le canal de l’usine de Reichshoffen , malgre le roulisdu bateau, celui-ci s’avan^ait dans l’eau tranquille sans produire aucunsillage. Le peu de mouvement, ou plutöt Tabsence de mouvement commu-nique ä l’eau, demontre que la quantitd de force vive, qui, dans les autressystemes, est employee ä mettre inutilement en mouvement toute l’eten-due de l’eau qui avoisine le bateau, est, dans celui de M. Cadiat, entiöre-ment employee ä operer sa marche.
SUR LA COMPOSITION DES GAZ DES HAUTS-FOURNEAUX ,
Haut-foürneau de Clerval (Doübs ). — L’auteur a examine les gazde ce haut-fourneau, lorsqu’il marchait au charbon de bois, avec un airchauffe de 175° a 190°, s’echappant d’une buse de 0 ,n 65 de hauteur, sousune pression de 0 m 015 ä 0 m 018 de mercure.