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Si, dans une macliine, teile qu’un tour, toutes les parties exigent de laprecision dans leur execution, on peut dire que c’est surtout dans un Sup-port ä chariot qu’il faut apporter les plus grands soins. Tout son meca-nisme se compose d’un grand nombre de pieces dressöes et ajustees lesunes sur les autres, et qui doivent marcher saus durete, et pourtant sansaucun jeu.
La base du support est une longue plaque en fonte rectangulaire R, quiest dessinee en plan vu en dessous sur la fig. 20 (pl. 26), en coupe longi-tudinale suivant la ligne 10-11 (fig. 19), et en coupes transversales suivantles lignes 8-9 et 12-13 (fig 18 et 21). Elle repose sur les jumelles du baue,et un boulon a" dont la töte plate s’engage dans la coulisse qui est menageesur une grande partie de sa lorigueur, l’y retient solidement aprös que saplace a ete determinee. La tige de ce boulon est quarree et traverse unecale en bois B ,/ , qui occupe toute la largeur laissöe entre les jumelles, afmqu’il ne puisse tourner lorsqu’on le serre, et qu’en möme temps il ne puisseprendre du jeu. Sur l’extremite circulaire de cetle plaque on fait reposerle chariot en fonte R/, qui est dresse sous sa base införieure, au centre delaquelle il est traverse par un boulon t' qui le tient liö ä la plaque, lorsqu’onserre son öcrou, et lui permet de tourner pour prendre une directionquelconque en desserrant celui-ci.
Ce chariot estäjour dans toute sa longueur, et sa base superieure, quiest aussi dressee avec le plus grand soin, presente deux biseaux inclinesen forme de queue d’hironde (fig. 19 et 24), pour recevoir, d’une part, leplateau mobile T, et de l’autre, les coulisseaux x. Dans son interieur estune vis de rappel horizontale S, laquelle est portee par ses deux extre-mitös, comme l’indique la coupe fig. 18. Munie d’une embase a un bout,cette vis estrelenue par une bride.s', comme dans un collet qui, sans l’em-pöcher de tourner sur elle-meme, evite cependant qu’elle ne puisse avancer.Elle traverse vers son milieu un ecrou en bronze u, qui est fixö sous leplateau T, d’oü il suit qu’en tournant la vis, l’ecrou u s’avance, et avec luice plateau et tout ce qu’il porte.
Les coulisseaux x sont fixes parallelement aux deux bords opposes duplateau, et se promenent avec lui sur la longueur du chariot, en l’y rete-nant de maniöre ä ne lui permettre aucun jeu. On peut meme resserrer Tund’eux lateralement, au moyen de vis de pression taraudee sur le champ duplateau, et dont on fait appuyer une partie de la töte sur le coulisseau quel’on veut rapprocher. Pour que, pendant le travail, les copeaux de bois oude mötal, enleves par l’outil, ne puissent tomber sur la vis de rappel S, leconstructeur a eu le soin de recouvrir celle-ci d’une demi-enveloppe S' encuivre mince ou en tole (fig. 18 et 25).
Sur le plateau T, dont les faces horizontales sont bien dressees, est placele long porte-outils Y, fondu d’une piöce, et ajuste aussi ä queue d’hirondeentre les deux coulisseaux x'. Ceux-ci se trouvent dans une direction per-pendiculaire ä celle des deux precedents, et fixes de la möme maniere