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Tome deuxième
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PCßl.lCATlON 1NDUST1UELLE.

lignes, contribue möme ä la Conservation des machines, qui souffraientdes frequentes alternatives de froid et de chaud, sur des metaux dunedilatation inögale.

INTRODUCTION PLUS fiCONOMIQUE DE LA VAPEUR,

DE M. POLONCEAU ,

ou detente fixe, ou par recouvremeut;

ET DETENTE VARIABLE DE MM. J.-J. MEYER ET C ie .

Le moyen de M. Polonceau est invariable, cest-ä-dire quon ne peut niaugmenter ni diminuer ä son gre la duree de la dätente; eile ne peut pasnon plus ötre portäe avantageusement au delä du dernier 1/4 de la coursedu piston, ou, autrement, la duree de ladmission de la valeur ne peut ötremoindre des 3/4 de cette course (1).

Le moyen de M. Meyer est variable, depuis l/6 e de detente jusquä unedätente de 5/6 es , et cette variabilite est ä la disposition du machiniste pen-dant la marche (2).

Les premieres machines employees sur les chemins dAngleterre, ainsique celles qui ont dabord etä fournies au chemin de fer dAlsace , mar-chaient ä pleine pression, cest-ä-dire, sans aucune detente.

Cependant, vous savez, Messieurs, ce que la theorie laisse esperer delemploi de la dätente, et vous savez aussi le parti avantageux que MM. J.-J.Meyer et C ie ont su en tirer pour leurs machines fixes. Deslors, nous pou-vonsnous expliquer les motifs irräsistibles qui ont dätermine ces messieursä en faire application ä leurs premieres locomotives.

Mais, vous le comprendrez encore bien mieux, lorsque nous vous au-rons fait connaitre dautres autoritäs, qui, depuis longtemps, preludaientä ce progres.

Entre autres, le cälebre Watt, dans une de ses patentes, fournit untableau et des calculs pour etablir la pression moyenne sur un piston,quand la vapeur nest introduite que pendant le 1/4 ou le 1/3 de sa course,et se detend selon la loi de Mariotte.

II en conclut quen nemployant que le 1/4 du volume de la vapeur, onproduisait un effet moyen de plus de moitie, et quen interrompant lavapeur au 1/3, la force moyenne est 0,686.

Oliver Evans , mecanicien americain tres-remarquable et qui agitait lesquestions de machines ä vapeur en möme temps que Watt, ä linsu lun delautre, parle, dans un ouvrage publie ä Philadelphie , en 1805, des ma-chines ä haute pression, cest-ä-dire 120 livrespar pouce quarre. Et apräsavoir explique son Systeme, qui est sans condensation, il dit:

« Mais la soupape doit se refermer aussitöt que la quantite de vapeur

(1) Voir detcnle de M. Clapeyron , me vol., 3® livr.

(2) Yoir detenle de MM. Meyer, idem, et m vol., l re livr.