PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Ici, Messieurs, nous terminons notre travail, dans lequel nous avons euconstamment en vue de faire prevaloir la verite et ltequite; nous ne pou-vions mieux contribuer au maintien de la confiance et de la renommeequ’ont acquises les travaux de la Societe .
FABRICATION DES RUBANS DE CARDES.
Procede de M. Witacker. — Le 27 aoüt 1840, il a 4t6 dölivre unbrevet d’invention de 10 ans, ä M. Witacker, ingenieur tres-recomman-dable de Charleville , pour son Systeme de fabrication de plaques et derubans de cardes, avec l’emploi du feutre, d’une toile et d’une dissolutionde caoutchouc, pour remplacer le cuir qui a etd en usage jusqu’ici. L’au-teur a eu principalement pour objet de reduire le prix de la mattere pre-miere, en employant des substances moins coüteuses que le cuir.
Son procede consiste ä etendre sur une table metallique parfaitementplane, un feutre bien uni, sur lequel il verse une dissolution de caoutchoucqu’il recouvre d’une toile et qu’il soumet ensuite ä une forte pression al’aide d’une seconde plaque ntetallique, il expose en meine temps cetteespöce de tissu ainsi composd, ä une temperature d’environ 15° pour lefaire secher, puis il le fait passer entre deux cylindres, afin de lui donnerdans toutes ses parties exactement la möme epaisseur.
On doit ä cet habile ingenieur d’autres inventions fort utiles, parmi les-quelles nous devons citer les machines ä fabriquer les clous et becquets afroid, etires dans des bandes de fer ou de töle.
Procede de M. Auzou. — Il a aussi dte delivre, le 9 döcembre 1841, unbrevet d’invention de 15 ans, ä M. Auzou, de Rouen , pour un procede ana-logue, propre ä faire les plaques et rubans de cardes sans cuir, ä l’aide d’untissu compose de toiles de coton, de chanvre ou de lin. L’auteur en reunitplusieurs epaisseurs en les saturant de colle de Flandre ou de colle de pois-son et d’amidon. Il fait passer ce tissu entre deux cylindres, ä froid d’abord,puis entre deux cylindres chauftes. Ce second procedö ne parait pas 6treaussi avantageux que le premier, et ne semble pas donner autant de rösul-tats qu’on en esperait. Quoi qu’il en soit, M. Auzou merite les plus grandsencouragements pour les essais qu’il a entrepris dans le but d’arriver äremplacer le cuir par des tissus d’un prix beaucoup moins 61evd.
La consommation du cuir est tellement considerable dans la fabricationdes cardes, que l’on concoit sans peine que des industriels eclaires aientcherche ä y substituer des produits moins chers, et pouyant remplir lerrteme objet.