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Tome deuxième
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PUBLICATION industrielle.

du maehiniste, le pouvoir de ce moteur. Apres quil avait depasse au cen-tuple les moteurs vivants Ies plus forts et les plus agiles, il sest encorerapproche de leur nature. Car, ainsi que riiomme et les animaux, qui pos-södent la facultö de decupler au moins leur force moyenne, dans desinstants cela devient necessaire, le loeomoteur ä la vapeur saura fairedorenavant des surcroits defforts pour yaincre momentanöment un plusgrand obstacle, et pourra se relächer apres. II ne sera peut-ötre pas nonplus necessaire, ä favenir, davoir des machines qui varient beaucoup enpuissance, selon les lieux et les Services ; mais les plus puissantes pourront,au besoin, et möme röguliörement, faire un Service löger, sans döpenserune quantite de combustible superflue. Peut-ötre möme sera-t-il possibledexecuter de certaines lignes de fer sous des conditions plus difficiles parrapport au terrain.

Ces merveilleux rösultats sont dus, sans doute, ä lensemble de toutes lesamöliorations dont nous vous avons rendu compte, comme aussi ä une mul-titude dautres moyens, plus ou moins importants, qui, dordinaire, nemanquent pas de surgir dans une administration active et eclairöe.

Mais nous croyons devoir signaler dune maniereparticuliere, et commeayant surtout perfectionne la locomotive dans ses principes constituants:

1° Lemploi de la detente, et surtout de la detente variable,

2° Lelargissement du tuyau dechappement, et la variabilitö perfec-tionnöe de son orifice.

3° Le registre de prise dair.

Cest en France , Messieurs, et, pour la plupart, en Alsace , que ces per-fectionnements ingenieux ontreussi, en premier lieu, dans leur appli-cation.

Et cest vous, Messieurs, qui ötes appeles a enregistrer dans vos archiveset ä proclamer des progres industriels dun si haut interöt, et qui ne man-queront pas, nous lespörons, de tourner bientöt au prolit de tous les pays lon soccupe de chemins de fer.

Que la Societe avise donc sans retard aux moyens de repandre le bonresultat de notre examen; que les compagnies, que le gouvernement lap-prennent, et que lon vienne vörifier encore, sil ötait nöcessaire.

Enfin, quune funeste mefiance dans le savoir-faire de nos constructeurssoit au plus töt dissipee.

Mais aussi, faisons des vceux pour que le gouvernement entre franche-ment dans une voie de justice et de patriotisme, en faisant participer ä lafourniture des locomotives toutes les maisons qui, en France , sont ä mömede bien faire.

Avec 200 et plus de machines de cette espöce, quil faudra dans le coursde peu dannees, que de monde pourra-t-on occuper? que de profits rai-sonnables pourra-t-on faire gagner ä notre industrie? et surtout quellehabilete, quelle experience seront acquises par tous ceux que lon chargerade ces entreprises de construction?