PUBL1CATI0N INDUSTRIELLE. 333
au dehors par les palettcs droites A, qui recoivent un mouvement de rota-tiou rapide dans le sens indique par les fleches (fig. 2).
Ces palettes sont en töle mince de 2 millim. d’öpaisseur, porteessur desbandes de fer forge B, avec lesquelles eiles sont rivees ou boulonnees.Leur largeur est de 0 m 975, et leur longueur de l m 030. Ainsi eiles pre-sentent chacune une surface qui n’est pas moins d’un metre quarre. Afinde pouvoir regier leur inclinaison par rapport aux rayons des cerclesqu’elles decrivent, les bandes qui les portent ne sont pas invariablementfixees aux bras C du ventilateur; eiles sont, au contraire, assemblees, ächarniere d’un bout en a, et soutenues vers l’autre par des goupilles b quitraversent Tun des trous pratiques dans l’epaisseur des quarts de cercle I),en fer meplat et place de champ. On a pu ainsi faire varier ä volonte l’angledes ailes, et par consequent trouver celui qui est Ie plus converiable pourle bon effet de l’appareil. Cet angle parait ötre de 43 degres; il s’approchede celui que la pratique a fait generalement adopter dans les ventilateurssoufflants employes dans les forges et les fonderies.
Les bras C sont en fer forge, asscmbles par des boulons sur la partiequarree de l’arbre horizontal E, qui, prolonge de chaque cöte, est mobiledans des coussinets F, et porte d’un bout une poulie ä joues en fonte G,par laquelle il regoit son mouvement de rotalion. Gette poulie est com-mandee elle-möme par une autre d’un diamötre beaucoup plus grand,placde sur l’arbre de couche du moteur, qui est une machine ä vapeur ähaute pression et ä double effet.
Une espöce de lentille en töle H, fixee au milieu de l’arbre E, est des-tinee ä eviter le choc des deux courants d’air ou de gaz qui se rendent äl’appareil par chaque ouverture V. Cette addition est, selon nous, fortutile, et nous ne voyons pas pourquoi eile ne serait pas appliquee ä tousles ventilateurs du möme genre.
Suivant M. Combes, « un ventilateur aspirant, a ailes droites, ne peutjamaisutiliser les 50/100 eS du travail moteur qui lui est transmis. En realite,il utilise une fraction beaucoup moindre de ce travail, soitä cause des frot-tements de l’air qui ne sont pas nuls, soit surtout ä cause du choc des ailesdroites contre l’air, ä son entree dans les cellules formees par ces ailes. »
Quoi qu’il en soit, ce Systeme de machine est d’une application fort utiledans les mines, ä cause de la grande simplicitö de sa construction, del’extröme facilite de sa mise en place, comme par le peu de frais d’entre-tien qu’elle exige.
Ces ventilateurs ä force centrifuge ont ete et sont de plus en plus fre-quemment employes pour aerer des lieux d’habitation, des salles dereunion, des liöpitaux, etc. En Allemagne on s’en sert aussi tres-souventpour aerer des mines. Us presentent cet avantage de döplacer de grandesmasses d’air, en les comprimant fort peu.