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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
VENTILATEUR ASPIRANT, A AILES COURBES ,
ETABLI PAB M. COMBES. (FIG. 4 ET 5 , PL. 27 .)
M. Combes, ingenieur du plus grand merite, a publiö en 1840, dans lesAnnales des Mines , un memoire fort interessant et tres-etcndu sur l’aeragedes mines. Apres avoir explique les divers appareils employös jusqu’alors,il a presente un ventilateur ö ailes courbes, qui, en evitant les inconvenientsdes premiers, püt reunir toutes les conditions voulues pour une bonnemachine d’aörage.
Le dessin de l’appareil que nous avons donne en projection horizontalefig. 4, et en coupe verticale passant par la ligne 5-6 (fig. 5), est un des ven-tilateurs qu’il a ötablis l’annee derniere en Belgique , sur l’une des minesde M. Raimbeaux. Ce ventilateur a etö construit pour produire le mömeeffet que la machine ä piston de la houillerede l’Esperance, pres Liege ,c’est-a-dire, pour extraire 8 metres cubes d’air par seconde; la differencede pression entre l’air exterieur et l’air interieur ötant mesuree par unecolonne d’air de 63 m 83.
L’auteur place l’appareil sur le puits par lequel sort le courant d’air quia circule dans les excavations souterraines. La bouche R de ce puits prä-sente la forme circulaire que l’on voit sur la coupe fig. 5. Une plate-formequarree Q, en charpente ou en magonnerie, est assise sur cette bouchepour recevoir la machine.
Ce ventilateur se compose simplement de trois palettes cylindriques etverticales g, en töle mince, rivees entre deux couronnes horizontales/ et h. La premibre de ces couronnes, celle superieure /, est formee d’unejante circulaire, en töle, et de six bras N, en fer forgö, reunis ä un mömemoyeu, et dont l’intervalle est encore rempli au-dessus et au-dessous parde la töle mince. La couronne inferieure h est completement evidee ä l’in-terieur; eile est en töle, sans bras ni moyeu; mais eile est munie au-des-sous et vers le milieu de sa largeur, d’un cylindre vertical de töle i, quiplonge et tourne avec l’appareil dans l’eau d’un bassin circulaire en fonte P.L’objet de ce cylindre, rive a la couronne, est d’eviter que l’air exterieursoitaspire par le ventilateur. Cette disposition est, comme on le voit, fortsimple, et ferme d’une maniere hermetique toute communication par ledessus de la couronne inferieure, entre l’exterieur et l’interieur. Nouscroyons cependant qu’elle eütpu ötre supprimee, en faisant simplement lapiöce P, comme une simple corniöre circulaire, dont le diamötre interieurde la partie verticale aurait etö egal au diametre exterieur de la cou-ronne h, qui y penetrerait de son epaisseur. On aurait ainsi evite un frot-tement inutile.
La couronne superieure pleine est fixöe sur un axe vertical en fer J,retenu a son sommet par un coussinet en cuivre d ', ren ferme au centred’un croisillon a quatre branches L. Ce croisillon est Supporte, au-dessus