PÜELTCAT10N INDUSTRIELLE. 363
fonte V destinee ä Commander celle plus petite X qui est placee sur Taxedu gros tambour.
Cette derniere roue est exactement de meme diametre que le pignon U:il en resuite que le cylindre tourne lui-möme avec une vitesse correspon-dante ä celle du manege, et par consequent egale ä celle de l’arbre quiporte les couteaux ä diviser et ä petrir la terre.
La roue X commande ä son tour Tun des moulinets k, et par consequentle premier plancher mobile, au moyen de plusieurs pignons intermüdiairesqui doivent ötre disposes pour faire tourner le moulinet dans la directionconvenable. Leur diametre doit encore ötre determine de maniere que lavitesse de translation du plancher soit la mthne que celle du rouleaucomprimeur.
Enfin l’un de ces pignons transmet son mouvement ä la roue F qui estmontee sur Taxe de Tun des grands moulinets E, par l’intermediaire desdeux autres roues droites Y et Y / , afm de faire marcher la grande chainesans fin des moules, dont la vitesse doit encore etre comme les precödentes.
Cette disposition de mouvement, qui parail un peucompliquee au premieraspect, a ete jugöe par l’auteur bien preferable ä celle qu’il avait adopteed’abord, et qui consistait dans l’application d’une longue chaine sans fin,construite suivant le Systeme dit de Galle, et passant successivement surles roues dentees montees sur chacun des axes ä mouvoir. On congoitque,par cette combinaison suivie des roues d’engrenages, on doive avoir unmouvement plus continu, plus regulier, etexigeant en quelque sorte rnoinsde force qu’une longue chaine passant sur plusieurs roues, et ne pouvantjamais 6tre parfaitement tendue et en rapport exact avec toutes les dentsde celle-ci. Aussi l’inventeur a-t-il cru devoir faire de ce changement lesujet d’une demande en brevet de perfectionnement, vers la fin de 1841.
PRODUIT ET COMPTE DE REVIENT DE LA MACHINE.
La main-d’oeuvre des briques dans la fabrication ordinaire est tellementreduite, en gdneral, en France , qu’il faut qu’une machine destinee ä laremplacer soit reellement bien active pour pouvoir lütter avec quelqueavantage contre eile. Aussi est-ce une des principales causes qui ont faitsouvent abandonner l’emploi d’appareils d’ailleurs bien congus, mais quine pouvaient fabriquer avec autant d’economie qu'ä la main,
Nous avons dit que la machine de M. Carville marche par un manegecommandö par un seul et bon cheval, il est alors facile de serendre complethdoriquement de ce qu’elle peut fabriquer dans un temps donne.
Imaginons quel’attele du manege soit construite de maniere ä faire faire3 tours par minute a l’arbre vertical A et par consequent au cylindre com-primeur. On sait que la vitesse moyenne du cheval, attele ä un manege, estde 0 m 90 par seconde, par consequent le bras d’attele devrait avoir, danscette hypothese, environ2 m 866 de rayon.