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PUBLIC ATION INDUSTRIELLE.
la marine, des martinets de douze et de seize chevaux, avec bdtis en tonte.
Ceux que M. Mariotte etablissait en 1842 se montaient tous sur desbätis en tonte. On voit, par le dessin, qu’ils se composent simplement dedeux forts flasques P, qui s’elevent pour porter d’une part les touriilonsde l’arbre moteur, et de I’autre les touriilons de l’hurasse. Ces flasques,convenablement nerves, comme on peut en juger par la section verticalefig. 3, et la section horizontale fig. 8, faite ä la hauteur de la ligne 9-10, seterminent ä la base par de forts patins qui sont regus sur une grandeplaque d’assise 0, fondue d’une m6me piece avec Ie cadre Q' sur lequelsont boulonnees les traverses B qui supportent la machine ä vapeur. Cetteplaque d’assise est entierement encastr6e dans le sol; eile repose sur deuxfortes longrines en bois qui rfegnent dans toute la longueur, et qui sontliees entre eiles par deux traverses egalement en bois. Aucune magonnerien’existe sous cette charpente, qui repose directement sur la terre que l’ona eu le soin de comprimer ä l’avance; il y a seulement un peu de magon-nerie sur les cötes et au-dessous du cadre Q'.
Les flasques sont boulonnees aux extremites et au milieu de la plaque,comme le montre le plan fig. 2; ils laissent entre eux tout l’espace neces-saire pour le marteau et le manchon ä cames; la plaque est tout ä faitevidee ä l’interieur.
Enclume et son billot. — L’enclume sur laquelle on pose les piecesa forger se compose de deux parties, l’une R, qui en forme la base, et quel’on appelle chcibotte, est un tronc de pyramide rectangulaire en tonte,de() m 300 de hauteur, eleve seulement a 0 m 195 au-dessus du sol de l’ate-lier. L’autre S, est en fer forge; eile porte un tenon, fig. 7, qui entre dansune rainure mdnagee au milieu de la chabotte, sur laquelle eile ne fait quereposer. Cette pi£ce doit ötre acieree et trempee ä sa surface comme lapanne du marteau, pour servir plus longtemps. M. Mariotte ne lui donnequ’un decimetre de hauteur, afin d’avoir moins ä depenser lorsqu’il taut larenouveler.
La chabotte repose sur un fort billot en bois T, de forme quarree ou rec-tangulaire, mais plus souvent cylindrique, place debout, et presentant unesection au moins double de Faire de la chabotte. Ce billot descend dans lesol, ä pres de deux untres de profondeur; il ne repose pas sur de la ma-gonnerie, comme on Fa fait quelquefois, ce qui est tres-vicieux, en ce que,pendant la marche du marteau, tout le bätiment se trouve ebranle par laVibration qu’il transmet. 11 faut au contraire que le billot soit isole, et nefasse que reposer sur une surface presentant une certaine elasticitd, et enmöme temps peu compressible. Ainsi M. Mariotte a etabli, immediate-ment au-dessous du billot, et sur deux piöces de bois de 0 m 25 d’equarris-sage, une couche de crottin de cheval, en poudre fine, sur une epaisseurde 8 ä 10 centimetres; on avait estime d’avance quelle serait la reduction devolume que cette couche dprouverait par le tassement, laquelle fut ä peuprfes de moitie. Depuis cette application on s’en trouve trßs-bien : les vibra-