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PUBI.ICATION INDÜST RI EIXE.
dent qu’au monient oü cclte queue agit, par la came qui presse sur eile ,les ressorts se compriment, et des que la came l’a abandonnee, ceux-cirepoussent alors le martinet avec toute leur force d’elasticite, et aug-mentent l’action du marteau, en accelerant sa chute.
Ce nouveau mode de construction de ressorts est solide et durable, et aete adopte pour tous les martinets que M. Mariotte a etablis. En les faisanten cuivre au lieu d’ötre en acier, il a l’avantage d’en tirer encore 0 fr. 80 c.du kilog., lorsqu’ils ne servent plus; tandis que ceux qui sont en fil d’aciern’ont alors presque aucune valeur.
Dans les forges on emploie quelquefois, au lieu de ces systemes de res-sorts, une piece en fonte que l’on met ä la place de la boite cylindrique U,et sur laquelle frappe directement la queue serree du marteau; cette dis—Position ne seraitpas d’une bonne application pour le genre de martinetsqui nous occupe.
Chandelier. — Pour suspendre ä volonte l’action du martinet, on faitusnge d’une piece de fer que l’on nomme chandelier, et qui a pour objetde maintenir le marteau assez eleve au-dessus de son enclume, pour quela queue de son manche ne soit plus ou presque plus rencontree par lescames qui le font mouvoir. Cette piece n’est autre qu’une forte tige enfer X (fig. 1), formant une embase arrondie ä son sommet, et reposant parle bas sur du bois ou du metal; eile est, vers son milieu, embrassee parI’une des branches d’une equerre en fer t, fixee a charniere au sommetd’une colonnette ¥; la seconde branche de cette equerre estpercee de plu-sieurs trous, et se relie ä une longue tringle u, que l’on a prolongee jusqucvers la machine ä vapeur pour etre mis ä la portee du conductcur de l’ap-pareil. L’autre bout de cette tringle est assemble ä un levier ä bascule v,oscillant par le bas, et terminee par une poignee que l’on fait mouvoir ä lamain. II est aise de voir qu’en tirant cette poignee de droite ä gauche, laseconde branche de l’equerre t est aussitöt tiree dans la mfime direction,et par suite la tige X est attiree en dehors de Taxe du manche du mar-teau ; par consdquent celui-ci est libre de tomber, il peut donc se mouvoir;mais si, au contraire, au moment oü le marteau s’eleve, on laisse tomberle levier ä bascule de gauche ä droite, comme on l’a suppose sur les fig. 1et 2, la tige X, qui n’est retenue que vers le bas par un petit support x ,se place immediatement au-dessous du manche et le maintient souleve;son action est donc interrompue, lors meine que la machine ä vapeureontinuerait ä fonctionner. La partie du manche qui peut se trouver encontact avec l’embase de la tige est garnie d’une platine en fer o', rapporteeet fixee par deux brides en fer //, semblables ä celles qui sont placees äl’extrümitü.