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PBBLICAT10N INDUSTRIELLE.
Quelque temps aprhs, M. de La Moriniöre ayant commande ä M. Cavedeux grandes tables qui devaient 6tre livrees toutes dressees, lui fit con-naitre le moyen qu’il avait employd. Ce mecanicien etablit alors sa pre-miere machine, qui existe eneore dans ses ateliers, dans laquelle il se servaitdu Systeme ä outil mobile, de deux murs pour porter la piece, et de dcuxrdgles directrices posees sur ces murs; mais il ne voulut pas employer leschaines pour faire marcher l’outil, il se servit de cremailldre comme il lefait eneore aujourd’hui.
En 1837, M. Cave n’avait eneore que cette seule machine ä raboter,motivee , comme on vient de le dire, par le dressage des tables ä glaces.M. de La Moriniere reprenait alors du Service dans la marine, et venaitd’etre Charge d’installer le grand atelier d’ajustage de Toulon ; il s’adressaä ce mecanicien pour qu’il confectionndt une machine ä raboter de 9 me-tres; mais, malgre toutes ses instances, M. Cave persista a employer lacremaillere. C’est par suite de ce refus que d’autres commandes de ma-chines ä raboter furent donnees ä M. Mariotte, qui avait adopte toutes lesidees deM. de La Moriniere, tant pour le moyen de translation de foutil,que pour l’emploi d’une fosse profonde pour recevoir les pieces volumi-neuses, et celui plus essentiel des tables ä mouvement parallele, pour rece-voir les objets ä raboter.
Sans entrer ici dans l’examen des avantages que le Systeme de M. de LaMoriniere, suivi par M. Mariotte, presenterait sur celui de M. Cave, onfera seulement remarquer que l’emploi des cremailleres, qui ne presenteque des inconvenients sur celui des chaines, a le desavantage de eoüterplus eher que ce dernier.
En effet, les machines de 9 metres de M. Cave, qui n’ont point delable, ont ete payees par la marine 16,000 fr. Ces tables, avec leurs vis, lespignons moteurs, etc., ne peuvent pas dtre estimees moins de 5 ä 6,000 fr,La machine Cave compldte serait donc revenue ä au moins 22,000 fr.,tandis que les 3 machines de 9 metres, construites par M. Mariotte, pourIndret, Cherbourg et Rochefort ou Lorient , n’ont ete payees que 11,000 fr.chaque.
Nous pouvons ajouter que M. Amedde Durand, ingenieur-mecanicienä Paris , a construit, il y a plus de 20 ans, une machine ä raboter, ä outilmobile, qui existe eneore dans ses ateliers.
On commence en Angleterre ä adopter les machines ä planer ä outilsmobiles, malgre la repugnance que les constructeurs anglais ont montreejusqu’ici pour ce Systeme, qui, apres tout, est certainementpreferable auxleurs dans la plupart des cas.