PUUL1CAT10N INDUSTRIELLE.
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rillon d' contre l’intdrieur de celle du tourillon d. On ne serre ce coussinetau degre convenable, ä l’aide de la vis de pression/, que lorsqu’on est certainde la direction reelle que les deux tourillons doivent avoir, pour conduireconvenablement la courroie sur la gorge de la poulie E. On doit s’arranger,dans la pose de l’appareil, pour que le plan horizontal qui serait tangentä la partie inferieure des deux poulies de renvoi F et F', passe vers lemilieu de la gorge de la poulie E, fig. 1 et 2.
Cette disposition de poulies de renvoi ä rotule est bien necessaire dansles etablissements oü Ton a besoin d’un grand nombre de transmissions demouvement. Elle permet de simplifier souvent des Communications quel’on ne pourrait obtenir que par des renvois dispendieux; eile fait mömesupprimer, dans bien des cas, les engrenages d’angle. M. Decoster s’enest toujours bien trouve dans les filatures qu’il a montees, et dans les-quelles, comme dans les moulins, il est tout ä fait indispensable d’eviterdes renvois de mouvement. Ainsi nous ne doutons pas que ce Sys-teme, d’une grande simplicite et peu dispendieux, ne trouve partout desapplications.
Du plateau mobile. — Pour qu’une machine ä percer, ä mouvementcontinu, soit employee aujourd’hui avec avantage, il faut qu'on puisse non-seulement y forer des piöces de differentes dimensions, et de formesirreguüeres, mais encore centrer et pincer ces pifeces avec facilite et tres-rapidement. On ne peut plus alors employer un simple plateau fixe, commeon l’a fait dansun grand nombre de machines, il faut au contraire que leplateau puisse prendre toutes les positions desirables, et möme s’echapper,pour ainsi dire, de la ligne d’axe du porte-outils. M. Decoster a congu, äcet egard, une disposition que nous trouvons fort heureuse.
Son plateau M, en fonte et ä nervures, porte un moyeu cylindrique quiest ales6 exactement au diametre de la colonne, autour de laquelle il doittourner trfes-librement. Une cremaillere dentee N est rapportee contre lasurface de cette colonne, et traverse aussi le plateau, pour engrener avecun pignon droit n, qui est place sous la partie dressee de ce plateau, entreses deux nervures k\ une entaille menagee dans l’epaisseur du moyeu Iuilivre passage. Son axe en fer forge l, que montre bien la section horizon-tale fig. 4, faite ä la hauteur de la ligne 1-2, fig. 3, est porte par desrenflements cylindriques formes dans les mömes nervures k. Ainsi, entournant cet axe ä l’aide d’une manivelle m , que l’on monte äl’une de sesextreinites, on fait aussi tourner le pignon; et comme la cremaillfere, quirepose de tout son poids sur la base de la plaque d’assiseR, ne peut monterni descendre, le pignon est oblige de prendre une marclie rectiligne. Oneleve donc ainsi le plateau ä la hauteur convenable, ou on le baisse detoute la quantite qu’on juge necessaire. Pour le maintenir en place, ilsuffit fsvidemment de serrer la vis d etau q, qui presse contre un coussinetarrrondi r, lequel est rapporte dans l’interieur du moyeu. Pour plus de cer-titude, et dans la crainte d’un oubli de l’ouvrier, le constructeur a cru devoir