PÜBLICATION INDUSTRIELLE.
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tourne, le fait user quelquefois rapidement, et il en resulte necessai-rement, pour les reparations, des chömages qui peuvent durer plusieursjours.
M. Cadiat, comprenant toute l’importance de ne pas fatiguer le pivotpar une trop forte Charge, a cherche ä eviter les inconvenients que nousvenons de rappeier, et qui sont d’autant plus graves en industrie, quel’usine est elle-möme plus considerable. A cet effet, il equilibre le poidsde tout l’appareil, de maniere qu’il ne pese, pour ainsi dire, plus surlepivot. Dans la turbine representee, dont le poids total, avec l’eau, l’arbreet l’engrenage, est Enorme , comme on peut facilement en juger, il peuttenir toute cette Charge en equilibre, en exerpant en sens contraire unepression presque equivalente. Dans un grand nombre de cas, il lui suffitde mettre en communication le dessous de la turbine dont le bord estexactement tournö et eroboitö dans la cuvette de fonte J, avec la partiesuperieure du bief, par nn tuyau convenablement coudö; il est övidentqu’alors la pression de l’eau en dessus et en dessous de la turbine est ätres-peu pres la möme, le pivot ne Supporte plus que le poids de la roueet de l’arbre. Pour toutes les petites turbines etablies sur de grandes oumoyennes chutes, et qui sont trös-legeres par elles-memes, cette dis-position si simple et si naturelle est tout ä fait süffisante, mais pour deschutes faibles, sur lesquelles ordinairement les turbines sont tres-grandesde diametre, et par suite fort pesantes, il faut non-seulement faire öqui-libre au poids de l’eau, mais encore ä une partie au moins de celui de laroue et de son arbre. Ainsi, dans l’exemple que nous avons ohoisi, commela chuted’eau estfaible, puisque, dans les circonstances les plus favorables,eile est au plus de l m 50, il ne suffit pas, comme l’auteur le fait pour deschutes plus fortes et avec des turbines moins grandes, d’amener l’eau parun tuyau qui a son origine versla surface du niveau superieur, de ce niveauau-dessous de la turbine; il faut encore augmenter cette hauteur de chuteartificiellement.
Pour cela, M. Cadiat a monte, ä cöte du moteur, une petite turbine Lqui n’a pas plus de 0 m 80 de diametre exterieur. Cette petite roue est com-mandee par la grande au moyende plusieurs roues d’angle; ainsi son arbreen fer M prolonge porte un pignon d’angle t qui re^oit son mouvementd’une roue plus grande, montee sur l’arbre de couche en fer N, que sou-tiennent les deux chaises ä coussinets v, et dont l’autre bout est aussi munid’un pignon u, commande par une seconde roue d’angle fixee sur l’arbrevertical moteur. La marche rotative de cette petite turbine est donc ainsiproportionnelle ä celle de la grande. Au-dessus d’elle est une large plaquede fonte x, qui forme au centre une espöce d’entonnoir pour diriger l’eaudu bief sur toute la surface de la roue. Ainsi, dans la rotation de cette der-niere, cette eau se trouve refoulee dans le canal en fonte 00', et bientötdans l’espace libre laisse entre la plaque de fondation et le fond de lagrande turbine; comme celle-ci est exactement emboitöe dans la cuvette