PUBLICATION INDUSTRIELLE.
XI
dans l'application d’un plus ou moins grand nombre de coins ou dames demême dimension, que l’on resserre dans une coulisse parfaitement droite,sur une longueur donnée, au moyen d’une règle bien dressée ; le nombrede ces coins indique le nombre de divisions que l’on peut avoir ; en levariant, on change aussi celui-ci.
MM. Bosquillon et Bréguet, M. Peltier, etc., ont présenté des plate-formes de moyennes dimensions pour tailler les engrenages ; M. Saulnieraîné a exposé une roue d’angle en fonte, taiilée mécaniquement sur unappareil qu’il estime à 25,000 fr. Cette roue est bien exécutée, les cour-bures des dents paraissent bien exactes, et obtenues à l’aide d’un burinou grain d’orge. Nous croyons avoir suffisamment traité ce sujet, en pu-bliant la grande plate-forme de M. Cartier, avec les appareils qui ontservi à la division du plateau (L ro îivr., tome u), et les machines à tailler lesengrenages de toute dimension yV* et 5' livr., tom. m).
Nous avons également parlé des outils analogues à ceux exposés parplusieurs autres constructeurs, comme M. Collier et M. Mariotte, àParis (1); les successeurs de MM. Rolié et Schwuilgué, de Strasbourg ;M. Baboneau, de Nantes , etc. A l'exception de la petite machine deM. Calla, nous n’avons pas remarqué d’autre outil à mortaiser. Ces outilssont aussi cependant susceptibles de rendre de grands services dans lesateliers de construction, avoir celle de MM. Sharp et Roberts (publiée2" liv,, t. î), et celles plus considérables construites pour la marine royaleparM. Cavé (7 e et 8 e liv., t. 2). Nous n’y voyons pas de machines verticalesà aléser les cylindres, et qui pourtant ne sont pas moins essentielles, sur-tout pour les constructeurs de machines à vapeur (2).
MM. Calla, Bainée, Tussaud, etc., construisent des cisailles à découperles feuilles de cuivre ou de tôle, à l’aide de balancier que l’on manœuvreà la main. Nous en rendrons compte , en traitant de ces machines appli-quées dans les usines à fer et à cuivre , sur lesquelles nous nous propo-sons de donner des détails de construction d’un grand intérêt.
Des machines qui font aujourd’hui la gloire de leur inventeur, 1rs Pcrro-fincs , pour imprimer les tissus à plusieurs planches, figurent avec orgueildans notre belle Exposition. M. Perrot en a envoyé trois : l’une, la plusremarquable, peut imprimer six couleurs, une autre quatre, et la dernièretrois. Les modifications apportées par cet habile ingénieur permettent defaire marcher ces machines avec une vitesse telle, que chaque planehepeut donner 50 ii 55 coups par minute, résultat extraordinaire, et quiprouve les capacités de l’auteur. Mais non content de s’occuper de la cons-truction de ces appareils, que l’on regarde aujourd’hui comme tout à faitindispensables dans les manufactures, quoiqu’ils soient restés fort long-temps sans être adoptés dans de certaines contrées industrielles, M. Perrot
(1) Voy. sa machine à dresser les écrous à l’aide de deux burins, 2 c liv., î. t.
(2) Les 8e et iûe liv. du tom. i donnent les dessins et les descriptions de deux machines à aléser,qui fonctionnent bien.