PUBLICATION INDUSTRIELLE,
XXXV
lier, à Saint-Denis , et à M. Verrine-Berryer, à Provins , pour des modèlesd’appareils qu’ils ont envoyés à l’exposition.
Nous aurons évidemment à publier encore divers appareils employésdans une foule d’industries importantes, et dont on n’a pu voir que deséchantillons à l’exposition; ainsi, nous entrerons dans des détails sur lesverreries, les cristalleries, les teintureries (1), les fabriques de porcelaines,de faïences, les fabriques et raffineries de sucre, les fabriques de soies, develours, de draps, de cuirs, de colle, etc., etc. Malgré nos fréquentes etlongues visites au palais de l’industrie, malgré toutes les notes, tous lesdocuments qui nous ont été communiqués, et surtout malgré tous lesdessins, tous les croquis que nous avons fait prendre, il est bien difficilede ne pas avoir omis, dans cette revue trop succincte, bien des objetsque nous aurions dû citer; mais, comme cette publication doit se conti-nuer, nous l’espérons, indéfiniment, nous trouverons toujours l’occasiond’en parler avec plus ou moins de détails, suivant l’intérêt ou les parti-cularités qu’ils présenteront; fidèle à nos principes, nous nous attache-rons sans cesse à suivre les progrès de l’industrie, et à faire connaîtrece qui peut être le plus utile aux fabricants, aux constructeurs et à tousles industriels.
Il ne nous appartient pas de parler des dessins et des gravures de ma-chines que tout le monde, nous n’en doutons pas, a remarqués avec quelqueintérêt à l’exposition, excepté peut-être ceux de MM. les membres du jurychargés de les examiner. Cependant, qu’il nous soit permis de dire que leshabiles dessinateurs et graveurs, tels que MM. Le Blanc, Petitcolin, Tron-quoy, Amouroux, etc., qui ont exposé quelques échantillons de leur savoir-faire, étaient bien dignes de figurer sur la liste des récompenses. Il estfâcheux de penser que jusqu’ici plusieurs personnes n’aient pas voulu com-prendre que les dessins de machines étaient susceptibles de rendre au moinstout autant de services à l’industrie que les dessins de tissus, de paysagesou de portraits. Est-ce que les importants ouvrages de machines ou d’ap-pareils, tels que la Métallurgie de M. Walter, le nouveau traité sur les For-ges de MM. Flachatet Petiet, les diverses études et tracés des appareils dechemins de fer, de MM. Perdonnet, Polonceau, Mathias, etc., les nou-veaux traités de MM. Darcet, Brongniart, etc. (2), ne sont pas plus utiles
(1) M. Loup , mécanicien de la grande maison de teinturie de M. Rouquês, à Glichy, a imaginé unappareil fort simple, propre à tendre convenablement les pièces de velours, et autres tissus, pen-dant l’opération de la teinture ; et M. Tourel a trouvé le moyen de fabriquer des velours de cache-mire, dont on a vu les échantillons avec plaisir ; nous en parlons dans le ive vol. Nous suivrons lesprogrès de celle nouvelle et intéressante fabrication avec le plus grand intérêt.
(2) Plusieurs épreuves de planches de ccs divers ouvrages onl été envoyées à l’exposition parM. Mathias, qui en est l’éditeur, et que nous sommes bien aise de citer pour sa belle librairie entiè-rement industrielle et scientifique. M. Mathias, a également exposé des tableaux peints représentant,sur une grande échelle, les machines et appareils les plus utiles,pour servir à la démonstration dansles cours publics, par M. Knab ; ces tableaux ont été le sujet de rapports favorables de l’Institut etde la Société d’encouragement.