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l’UBLICATlON INDUSTRIELLE.
munie aussi de deux bouilleurs de 0 ra 40 de diamètre sur 5“90 de longueur;cette chaudière neuve n’a que 0 m 80 de diamètre sur 5 m 88 de longueur, cequi lui donne en totalité 21 mc i-36 de surface de chauffe, et une capacité de1100 litres environ, dont 750 pour l’eau, et le reste pour la vapeur engendrée.
La moitié inférieure de la chaudière et ses bouilleurs sont complètementplongés dans le courant de flamme et d’air chaud qui les parcourent surtoute leur longueur, pour s’échapper immédiatement après dans la che-minée commune F. Les mômes grilles de l m 50 et de 0 m 75 de longueursur l m 10 de largeur, ont aussi été essayées successivement dans ce fourneau.
On voit par la table donnée pag. 14 que les expériences faites avec cesdeux chaudières, sans retour de flamme et sans tube réchauffeur, ontproduit les résultats suivants :
1° La quantité de vapeur moyenne (essais n° 14) avec la chaudière àbouilleurs neuve, a été de 7 k -01 par kilog. de charbon, tout venant deBenain, mêlé avec du charbon de Saint-Étienne , en employant une grillede l m 50 de longueur, et elle n’a plus été que de 6 kil. (essais n° 15), lors-que la grille a été réduite à 0 m 75.
2° La quantité de vapeur moyenne (essais n° 16) avec la chaudière sansbouilleurs, a été de 5 k -60, avec la grille de 0 m 75, et s’est élevée à 6 k -30(essais n° 17), avec la grille double en longueur ; la nature du combustibleétant la même que ci-dessus.
Ces quatre séries d’expériences montrent que la chaudière neuve àbouilleurs a donné de meilleurs résultats que celle sans bouilleurs, avec despetites ou des grandes grilles, mais lorsqu’on ne fait pas usage de retourde flamme, ni de tube réchauffeur. Cependant en comparant les résultatsde la série n° 17 avec ceux de la série n° 18, on trouve qu’ils sont à très-peu près égaux, et plutôt en faveur de la chaudière sans bouilleurs.
Avec l’une comme avec l’autre chaudière, les résultats obtenus ont étésensiblement inférieurs à ceux indiqués plus haut, et qui proviennentcomme on l’a vu des dispositions de fourneau tout à fait différentes.
Cinquième chaudière sans bouilleurs, avec tube réchauffeur.— En voyant les résultats des séries d’essais avec les fourneaux et chau-dières représentés (fig. 3 et 4), M. Cavé a cru devoir démonter de nou-veau ces fourneaux, et revenir alors à une disposition analogue à cellequi a été indiquée sur les fig. 1 et 2. Ainsi on voit par les fig. 5 et 6 dela pl. l re que la chaudière sans bouilleurs A est exactement la mêmeque la première, la flamme et l’air chaud parcourent aussi les deux car-neaux, l’un B et l’autre C, séparés par une simple cloison en briques, etde là ils traversent toute la galerie E, pour échauffer, en s’en allant, toutle grand tube G, qu’ils environnent de toute part.
La flamme et les gaz ont donc ainsi trois parcours, dont deux pour agirdirectement sous la chaudière, et le 3° pour agir sur toute l’étendue dutube réchauffeur, dans lequel on fait arriver l’eau d’alimentation avantd’aller à la chaudière.