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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTR1EU-E.

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soins convenables, soit que les betteraves fussent de mauvaise qualité, leprix de revient du demi-kilogramme était près de trois fois celui obtenu parle chimiste prussien. Cependant quelques fabriques se montèrent aux envi-rons de Paris et dans lintérieur; mais aucune ne réussit, ce qui apporta dudiscrédit sur une industrie qui aujourdhui est regardée comme une des plusbelles conquêtes de lagriculture. Cest surtout de 1811 à 1812, quun grandélan lui fut donné lorsque Napoléon ordonna létablissement dune manu-facture impériale de sucre de betterave à Rambouillet . Mais les différentsétablissements, qui ne sétaient formés que sous la protection du régime pro-hibitif, reçurent un grand échec en 1815. Les événements apportèrent unetelle perturbation dans cette industrie naissante que beaucoup de fabriquesfermèrent, ne pouvant plus supporter la concurrence du sucre colonial.

Mais quelques années plus tard, au sein de la paix générale, on vitsélever de nouvelles fabriques de sucre indigène. Les procédés, quoiquenétant pas encore amenés au degré de perfection quils ont atteint par lasuite, étaient cependant assez parfaits pour donner du sucre qui pouvaitdéjà concourir avec celui des colonies.

DÉTAILS DE LA FABRICATION DU SUCRE.

La fabrication du sucre de betterave a eu à essayer tant de systèmesd'appareils , que lon pourrait presque dire sans crainte aujourdhui dêtrecontredit, que tout ce qui est applicable à la fabrication du sucre, en géné-ral, a été expérimenté, et quon peut connaître les avantages et les incon-vénients des divers systèmes.

Cette fabrication comprend trois genres de procédés distincts :

1* Les procédés mécaniques , pour lextraction des jus , soit de la canne,soit de la betterave ;

2° Les procédés chimiques, pour lépuration de ces mêmes jus ; ilscomprennent la défécation (ou enivrage) à la chaux , et la filtration sur lenoir animal ;

3° Les procédés dévaporation ayant pour objet de séparer le sucre deleau qui le tient en dissolution.

Déjà nous avons fait connaître les procédés mécaniques les plus perfec-tionnés , employés pour lextraction du jus de la canne (1) ; ceux en usagepour lextraction des jus de betterave sont trop connus pour que nousayons besoin den parler ici; et, comme nous nous proposons de donnerplus tard les procédés chimiques qui ont rapport à lépuration de ces jus,nous ne nous occuperons, dans cette livraison, que des procédés déva-poration.

( 1 ) Moulins à cylindres, Publication mdustiielle, tome II, livraison.