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l’UBLIC.ATlON INDUSTRIELLE.
nissent aussi à un tuyau commun par lequel arrive la vapeur, pour se dis-tribuer dans les tubes.
Cette chaudière est à bascule ; vers une de ses extrémités, elle porte unarbre dont les tourillons reposent sur des coquilles, et à son autre extré-mité elle est supportée sur la tête d’un excentrique que l’on peut, aumoyen d’un levier, faire mouvoir dans le sens convenable , pour souleverla chaudière par le bout et l’incliner de la quantité nécessaire. Elle peut enmoyenne évaporer et cuire k hectolitres à l’heure.
MM. Traxler et Bourgeois construisirent en 1827 une chaudière de cuitedans une sucrerie de Varodes, dont le fond n’était plus garni de tuyauxcomme dans les précédentes (I). Ce fond était formé d’une suite de car-neaux obtenus par une feuille de cuivre, recourbée dans le sens de salongueur, en forme de cannelures n’ayant aucune communication entreelles. La vapeur, venant des générateurs, se rend dans un tuyau transver-sal, d’où elle se répand dans toutes les cannelures ; elle sort ensuite àl’extrémité opposée pour retourner dans la chaudière. Dès que la cuite estterminée, le jus se retire par une soupape placée vers une des extrémitésde la chaudière , et, pour en faciliter l’écoulement, on fait marcher deuxexcentriques qui, comme dans celle de M. Pecqueur, lui permettent deprendre une certaine inclinaison.
M. Vidal a pris un brevet d’invention de dix ans, le 30 avril 1838, pourun système de chaudière de cuite à bascule, dont la grille de chauffe, aulieu d’être formée d’une suite de tubes, n’est composée que d’un seul tuyaucontourné en spirale, et placé sur tout le fond de la chaudière; la vapeurs’introduit par une des extrémités du tuyau, et sort par l’autre; mais letuyau est tel que, quand la vapeur est arrivée vers le milieu de la chau-dière, il se recourbe sur lui-même , et trace une autre figure semblable àla première; la vapeur suit naturellement ce nouveau chemin pour retour-ner aux générateurs. Ce système présente un avantage réel, en ce que latempérature sur toute l’étendue de la surface de la grille chauffante estévidemment plus uniforme.
Cette disposition présente la plus grande analogie avec la chaudière àserpentins concentriques de M. Hallette d’Arras (2), qui, dès 1835, a prisun brevet d’invention de cinq ans, avec M. Bouchein, sous le titre de :Appareil de concentration du jus de Betterave ou de tout autre.
M. Émery a aussi établi des chaudières de cuite dont le principe esttoujours le même ; seulement, au lieu de leur donner une forme rectan-gulaire ou arrondie à une des extrémités, il leur donne celle d'un trapèzereprésentant en projection horizontale une portion de triangle isoscèle ;sur les flancs de la chaudière, il pose deux tuyaux latéraux, d’où aboutis-sent les extrémités d’une vingtaine de tubes recourbés deux fois sur eux-