PUBLICATION INDUSTRIELLE.
61
rebord pour servir à faire le joint. A cet effet, on interpose entre cesrebords une rondelle en cuir, que l’on comprime fortement par des visou boulons c. On obtient ainsi un joint parfait et capable de résister à unepression de 15 à 20 atmosphères, et même au delà. On a cherché à faire,par économie, les calottes en cuivre fondu; mais il fut impossible de s’enservir, la matière était toujours trop poreuse pour pouvoir contenir leliquide à une aussi forte pression , elle sortait à travers les pores ; on dutles abandonner ; aujourd’hui elles sont faites en cuivre rouge embouti aumarteau, et on n’a plus aucun inconvénient de ce genre à redouter.
L’ajustement de l’arbre b , dans le condensateur, doit être fait avec beau-coup de soin, pour éviter les fuites, tout en lui permettant de tourner surlui-même. Le constructeur remplit ces conditions, en rapportant, d’unbout, une douille en cuivre g, qui lui sert de coussinet et qu’il fixe solide-ment par un écrou, et de l’autre , un canon de même métal d qu’il soudeà l’extérieur du condensateur après l’avoir fileté intérieurement. Un man-chon en cuivre e, que l’on a introduit dans celui-ci avant de boulonner lesdeux parties qui le composent, vient se visser dans le canon d , et par sonembase comprime une rondelle de cuir, pendant qu’un bouchon / resserrel’étoupe qu’il renferme et qui entoure l’axe ; lorsque ces pièces sont bienfaites, on peut être certain que les joints ne donneront pas d’échappementaux liquides ni aux gaz.
Le condensateur est solidement relié à la colonne C, par deux supportsde fonte F, qui se boulonnent sur des oreilles fondues avec celles-ci, et pardeux chapes en fer F', qui, fixées de même, pincent les brides qui assem-blent les deux parties du ballon.
1)e la pompe foulante. — Dans les appareils du genre de celui quenous décrivons, il est indispensable d’appliquer une pompe foulante quiamène dans le condensateur le liquide et le gaz que l’on veut mélanger.Cette pompe a beaucoup d’analogie avec celles que l’on établit dans lesmachines à vapeur pour l’alimentation des chaudières; elle est exactementconstruite sur le même principe , parce qu’elle doit remplir le même but.Elle se compose d’un corps cylindrique en bronze G, suspendu vers sapartie supérieure à une traverse en fer t, sur laquelle il est boulonné, etqui est assemblée aux deux colonnettes A. On a adopté cette disposition, aulieu de la faire porter par sa base sur la plaque de fondation B, parce qu’ona préféré placer le piston à la partie inférieure, pour qu’il refoule de basen haut, ce qui permet de donner plus de longueur à la bielle qui le faitmouvoir.
Le piston est un simple cylindre plein M, qui reçoit son mouvement rec-tiligne alternatif par un excentrique en fonte L, monté sur l'arbre moteurde l’appareil. Dans plusieurs machines, pour simplifier la construction dubâtis, on a supprimé les deux colonnes A , et par suite le troisième sup-port de l’axe b; on transmet alors le mouvement au piston par un goujonextérieur rapporté sur un bras du volant N ; mais il est facile de voir quela disposition du dessin lig. 1 est préférable et présente plus de solidité.