PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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On se sert de plusieurs moyens pour donner à la cloche les communica-tions que l’on désire, soit en donnant des coups de marteau que l’onentend distinctement là où la profondeur n’est pas très-considérable, soitpar d’autres signaux de convention.
CLOCHE A PLONGEUR DE M. PAYERNE .
Toutes les cloches à plongeur dont nous avons parlé exigent une certainecomplication dans la manœuvre, à cause des pompes foulantes que l’on estobligé de faire fonctionner; et si le tuyau qui amène l’air dans l’intérieurde la cloche n’est pas parfaitement étanché, on expose les hommes placésdans l’intérieur de la cloche à être submergés.
M. Payerne est parvenu à remédier à cet inconvénient par un appareilfort simple et fort ingénieux, que nous nous proposons de donner dansune autre livraison, avec des détails de construction que nous croyonsindispensables pour son intelligence. Nous ferons remarquer dès à présentqu’avec ce nouvel appareil, les plongeurs peuvent régler eux-mêmes l’airdont ils ont besoin , en renouvelant constamment celui qui est vicié , sansque les personnes qui se trouvent sur le bateau aient à s’en occuper. Surun rapport très-favorable adressé au ministère des travaux publics, parM. Poirier, ingénieur en chef des ponts et chaussées, cet appareil a étéacheté à l’auteur.
RESSORT ATMOSPHÉRIQUE , PAR M. AUDENELLE ,
FIG. 13, PL. 7.
M. Àudenellefils, de Paris , a envoyé à l’Exposition un petit appareilfort ingénieux auquel il a donné le nom de ressort atmosphérique, et quiparaît devoir être susceptible d’un grand nombre d’applications dans l’in-dustrie, pour remplacer principalement des contrepoids et des ressorts.Cet instrument consiste simplement en un tube alésé, en métal A (fig.13, pl. 7 ), fermé d’un bout par une embase fixe, et de l’autre par un cou-vercle que l’on peut démonter à volonté, et qui est percé latéralementde plusieurs trous. 11 renferme à l’intérieur un piston à cuir B, dont la tigese prolonge à l’extérieur, pour être mis en jeu par l’appareil auquel ils’applique. On conçoit sans peine que si le piston est ajusté avec beaucoupde soin, et de manière qu’il puisse arriver jusqu’au fond du cylindre, lors-qu’on le tirera il fera le vide derrière lui, et dès qu’on abandonnera sa tige,il sera immédiatement repoussé par l’action de l’air atmosphérique exté-rieur qui s’introduit par les orifices du couvercle.
Nous nous empresserons de faire connaître les applications en grandque l’auteur se propose de faire de cette propriété à un grand nombrede machines et d’appareils divers, dès qu’il nous sera possible ; on peutentrevoir déjà sans peine que ce nouveau ressort peut être d’un grandavantage dans bien des circonstances.