142
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
c’est-à-dire la dixième partie environ de celui obtenu avec la machine.Cette proportion existe pour toutes les laines, il y a donc une grande éco-nomie dans son emploi.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A LAVER LA LAINE.
PLANCHE 12.
Comme la machine présente, dans son ensemble, deux parties à peuprès symétriques, nous avons dessiné sur la même fig. 1, à gauche, lamoitié de la vue extérieure en élévation , et à droite, l’autre moitié, encoupe verticale faite par le milieu, suivant la ligne 1-2.
De même, la fig. 2 représente d’un côté une partie du plan vu en dessus,et de l’autre une partie de coupe horizontale faite un peu au-dessous desarbres coudés ; cette coupe ne se prolonge pourtant pas jusqu’au bout,pour laisser voir le treuil qui sert à relever tout le châssis porte-grille.
La fig. 3 est une section transversale, faite suivant la ligne 3-4 de la fig. 1.
Mécanisme principal de l’appareil. — Il est facile de voir par cesfigures, que les auteurs, en construisant cette machine, ont cherché àimiter, autant que possible, dans l’opération du lavage, le travail manuel.Ils se servent en effet de bâtons et de fourches qui ont pour objet de battrela laine par petite quantité à la fois, à mesure qu’elle est amenée d’uneextrémité à l’autre de l’appareil, et toujours en sens contraire du courantd’eau. Cette action se passe dans une grande caisse ou récipient rectangu-laire A, qui est formée de traverses en bois et d’un grillage métallique assezserré pour ne pas livrer passage aux moindres flocons de laine, tout eulaissant pénétrer l’eau dans laquelle il est presque entièrement plongé. Al’une de ses extrémités (à droite du dessin), il renferme un distributeur àaile, B, composé d’un axe en bois, monté sur des tourillons en fer pourrecevoir un mouvement de rotation peu rapide, dans le sens indiqué parla flèche. Ce distributeur a pour objet d’entraîner la laine que l’on jettepar poignées au-dessus de lui, et de la forcer à passer successivement aufond de la caisse pour qu’elle soit immédiatement imprégnée d’eau et at-taquée par les premières fourches C. Celles ci, animées d’un mouvementcurviligne assez rapide, font rouler la laine sur elle-même, et l’obligent enmême temps à s’avancer de droite à gauche pour la faire battre par lesbâtons D, qui reçoivent un mouvement tout-à-fait analogue.
On voit par la fig. 3 et par les détails fig. 6, que ces fourches se compo-sent , comme les fourches ordinaires, de trois dents en fer forgées avecune douille cylindrique, pour s’assembler sur le bout de leur manche enbois, auquel on les assujétit par une vis dépréssion. Ces manches sontexactement de la même forme que les bâtons D, mais un peu plus courts, etarrondis dans presque toute leur longueur, excepté dans la partie qui doitrecevoir le bouton des manivelles qui leur impriment leur mouvement.