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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

cest-à-dire la dixième partie environ de celui obtenu avec la machine.Cette proportion existe pour toutes les laines, il y a donc une grande éco-nomie dans son emploi.

DESCRIPTION DE LA MACHINE A LAVER LA LAINE.

PLANCHE 12.

Comme la machine présente, dans son ensemble, deux parties à peuprès symétriques, nous avons dessiné sur la même fig. 1, à gauche, lamoitié de la vue extérieure en élévation , et à droite, lautre moitié, encoupe verticale faite par le milieu, suivant la ligne 1-2.

De même, la fig. 2 représente dun côté une partie du plan vu en dessus,et de lautre une partie de coupe horizontale faite un peu au-dessous desarbres coudés ; cette coupe ne se prolonge pourtant pas jusquau bout,pour laisser voir le treuil qui sert à relever tout le châssis porte-grille.

La fig. 3 est une section transversale, faite suivant la ligne 3-4 de la fig. 1.

Mécanisme principal de lappareil. Il est facile de voir par cesfigures, que les auteurs, en construisant cette machine, ont cherché àimiter, autant que possible, dans lopération du lavage, le travail manuel.Ils se servent en effet de bâtons et de fourches qui ont pour objet de battrela laine par petite quantité à la fois, à mesure quelle est amenée duneextrémité à lautre de lappareil, et toujours en sens contraire du courantdeau. Cette action se passe dans une grande caisse ou récipient rectangu-laire A, qui est formée de traverses en bois et dun grillage métallique assezserré pour ne pas livrer passage aux moindres flocons de laine, tout eulaissant pénétrer leau dans laquelle il est presque entièrement plongé. Alune de ses extrémités (à droite du dessin), il renferme un distributeur àaile, B, composé dun axe en bois, monté sur des tourillons en fer pourrecevoir un mouvement de rotation peu rapide, dans le sens indiqué parla flèche. Ce distributeur a pour objet dentraîner la laine que lon jettepar poignées au-dessus de lui, et de la forcer à passer successivement aufond de la caisse pour quelle soit immédiatement imprégnée deau et at-taquée par les premières fourches C. Celles ci, animées dun mouvementcurviligne assez rapide, font rouler la laine sur elle-même, et lobligent enmême temps à savancer de droite à gauche pour la faire battre par lesbâtons D, qui reçoivent un mouvement tout-à-fait analogue.

On voit par la fig. 3 et par les détails fig. 6, que ces fourches se compo-sent , comme les fourches ordinaires, de trois dents en fer forgées avecune douille cylindrique, pour sassembler sur le bout de leur manche enbois, auquel on les assujétit par une vis dépréssion. Ces manches sontexactement de la même forme que les bâtons D, mais un peu plus courts, etarrondis dans presque toute leur longueur, excepté dans la partie qui doitrecevoir le bouton des manivelles qui leur impriment leur mouvement.