PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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et faire en notre présence des expériences fort intéressantes que nous nemanquerons pas de rapporter plus loin, immédiatement après la descrip-tion qui suit (1).
DESCRIPTION DE LA MACHINE A PERCER ET A RIVER
DE M. LEMAITRE, REPRESENTEE PL. 21 .
Nous avons donné sur les fig. 1 et 2 de cette planche l’élévation et le plangénéral de cette machine, sur la fig. 3 une section longitudinale par l’axedes cylindres à vapeur, sur la fig. 4 une vue par le bout, et enfin surla fig. 5 une coupe horizontale faite à la hauteur de la ligne 1-2.
On voit par ces figures que les deux feuilles de tôle ou de cuivre que l’onveut assembler sont placées horizontalement l’une sur l’autre entre lesdeux matrices ou le tas fixe a et la bouterolle mobile b. Le tas est ajustévers l’extrémité d’une forte pièce en fer corroyé A, servant de support oude point résistant, non seulement à la bouterolle pour river, mais encoreau canon mobile ou à la virole pour rapprocher les feuilles de tôle, et enfinau poinçon pour percer. Cette disposition de support ou de colonne hori-zontale est différente de celle de Fairbairn (2) et de celle du Creusot , elleest aussi, selon nous, plus commode et plus avantageuse.
La bouterolle mobile b, qui est, comme le tas, en acier fondu et trempé,doit descendre verticalement sur celui-ci; elle est, à cet effet, ajustée dansune douille en fer forgé B (fig. 6), qui reçoit un mouvement rectilignealternatif d’ascension et de descente. Ce mouvement lui est communiquépar un grand balancier en fer forgé C , qui a son point d’appui sur la têtedu fort bâtis de fonte D, et qui se relie par son autre extrémité à la tigeoscillante E, laquelle sert de bielle motrice et s’assemble, par articulation,avec la tête du lourd piston F. Oh conçoit sans peine que si on fait arriverde la vapeur sous ce piston par la partie inférieure du cylindre G, danslequel il se meut, elle fera soulever le grand côté du balancier, et parsuite descendre son petit côté, avec le porte-bouterolle qui y est suspendu.L’action de la vapeur est donc directe, c’est-à-dire qu’elle est transmisesans intermédiaire d’excentriques ni d’engrenages, comme dans l’appareilde Fairbairn. Dans la machine construite par MM. Schneider, ces construc-teurs ont également fait l’application d’un cylindre à vapeur à simpleeffet, et d’un piston agissant sur le porte-poinçon par un simple ba-lancier (3).
Cette disposition du mouvement direct est évidemment la plus conve-nable, parce qu’elle permet de maintenir la pression sur le rivet aussi long-
( 1 ) M. Lemaître a pris, en mai et en août 484V, un brevet d’invention de dix ans et un brevetd’addition pour les deux machines que nous allons décrire.
(2) Voyex le dessin et la description dans la 9« livr. du tom. I er de ce Recueil.
(">) On se rappelle que dans la machine à percer et à découper de M. Cavé (7e livr. du même tome1 et i, ce constructeur avait déjà fait cette application du mouvement direct par la vapeur.