PUBLICATION INDUSTRIELLE.
307
La fig. 2 est un plan de l’appareil et de l’outil à percer.
On suppose sur ces figures que la machine divise et perce un plateau deplate-forme d’un mètre de diamètre ; le diviseur circulaire n’a pas moins de2“568 de diamètre, soit 8 mètres de circonférence, et, comme il est disposédans un plan vertical, il permet de diviser les plus grandes comme les pluspetites roues, avec toute la précision que l’on peut désirer en pratique.
Ce diviseur n’est autre qu’une grande poulie cylindrique en fonte A, surtoute la circonférence de laquelle l’auteur a pratiqué une rainure en queued’hyronde, susceptible de recevoir 400 blocs ou petits parallélipipèdes a,qui sont exactement de même dimension, fondus dans le même moule,avec le plus grand soin, et parfaitement calibrés.
Si l’on suppose que l’on ait ainsi rangé ces 400 blocs sur la gorge de lapoulie, de manière qu’ils la remplissent exactement dans toute son éten-due, et qu’ils soient tout à fait contigus ( ce qui a journellement lieu danscet appareil, parce que les dimensions de ces blocs ont été proportionnéesà cet effet suivant le développement de la gorge de la poulie ), on auranécessairement divisé la circonférence en autant de parties égales.
Or ces petits parallélipipèdes, dont on voit bien les formes sur la fig. 3,sont séparés par autant de coins ou prismes angulaires b, que l’on voitégalement en détail sur la fig. 4. Il y en a de deux espèces : les plusétroits composent la première série, qui doit s’ajuster avec les 400 blocs,et les plus longs composent la deuxième série, qui doit servir lorsque lenombre de blocs est diminué de plus d’un tiers. Ces coins sont aussi par-faitement identiques, et posés seulement sur la circonférence extérieure dela poulie, ils se logent en partie dans les entailles pratiquées à l’avancesur les deux faces latérales opposées de chaque bloc, comme le montrebien la portion de jante détaillée sur la fig. 5, et dessinée ainsi que lesautres détails h l'échelle de l/5 e .
Si donc maintenant on suppose que l’on enlève un bloc et un coin puisque l’on pousse à la fois tous les coins restants, de manière à écarter enmême temps tous les blocs de la même quantité, afin de faire en sortequ’ils occupent toute la circonférence de la poulie, on aura formé sur cettecirconférence une nouvelle division présentant autant d’exactitude que lapremière.
Il en sera de même en retirant deux, trois ou quatre blocs, etc., avec lemôme nombre de coins, on formera autant de nouvelles divisions exactesde la circonférence de la poulie. On peut donc ainsi obtenir tous les nom-bres pairs ou impairs au-dessous de 400.
Comme on le pense bien, il ne faut pas seulement, dans un tel appareil,que les blocs et les coins soient parfaitement égaux entre eux, il faut en-core que la pénétration de ceux-ci entre les blocs soit identiquement lamême, pour que les divisions soient égales. La difficulté était donc de fairemouvoir ces coins de telle sorte à remplir rigoureusement cette condition.Le constructeur a imaginé, à cet effet, d’ajuster sur la poulie A un cercle,