PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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le centre (l’oscillation de celui-ci est pris tantôt à la partie inférieure, tan-tôt vers la partie supérieure ou sur le côté, suivant qu’on le juge le plusconvenable, pour que la pression se fasse le mieux sentir sur la courroie(voyez le tracé géométrique, fig. 13). On peut, à l’aide d’une ficelle quel’on attache en un point de ce levier, et que l’on fait passer sur des petitespoulies de renvoi, faire appuyer le rouleau, ou le dégager à volonté, soitpour mettre en marche, et activer la machine, soit pour arrêter entièrement.
L’autre extrémité de l’arbre de couche V sert à faire marcher uneseconde grande bielle en bois L, qui est sensiblement plus mince que lapremière. Il porte à cet effet un goujon p, qu’embrasse la tête de cettebielle, et qui, pour permettre de varier sa course à volonté, est ajusté àcoulisse dans un petit châssis en fer p', rapporté sur le bout de cet arbre,comme on peut aisément le voir par les détails fig. 7 et 8. On ne tarderapas à reconnaître que cette disposition est nécessaire pour donner du bois,c’est-à-dire pour faire monter le bois à découper au fur et à mesure que lascie travaille.
DU CABRIOLET ET DU MÉCANISME QUI LE FAIT MOUVOIR.
Le cabriolet qui porte le bois à débiter forme une seconde partie impor-tante de la machine à placage. Il est, comme le châssis de la scie, portépar un bâtis en fonte M, dont la construction est analogue à celle du pre-mier, avec lequel il vient se relier en avant, tandis qu’en arrière il est con-solidé par un panneau de fonte N, qui maintient l’écartement (fig. 3). Lesdeux côtés supérieurs de ce second bâtis sont dressés comme les bancs detours à chariot ou de machines à raboter, afin de recevoir la base du ca-biiolet O, qui est également dressée à cet effet, et que l’on doit pouvoir yfaire promener avec facilité.
Les joues antérieures de ce cabriolet se prolongent sensiblement au-des-sus et au-dessous de sa base, comme le montre la fig. 3, et se réunissentaux extrémités par les traverses g et s, et au milieu par une plus forte g',qui, comme les précédentes, est fondue avec lui. C’est sur ces joues quel’on boulonne le châssis porte-bois, qui est simplement composé de deuxmontants verticaux P, et de plusieurs traverses horizontales Q. Il est bonde remarquer pourtant que ce n’est pas directement sur ce châssis que l’onvient assujétir les madriers de bois que l’on veut débiter en feuilles, maisplutôt sur une espèce de grille de rechange, formée d’un grand nombre demontants très-longs R, réunis par une suite de traverses minces S. Cettegrille additionnelle présente cet avantage que, pendant qu’on fait travaillerla machine sur la pièce qui s’y trouve montée, on peut en même tempss’occuper d’en monter une autre sur une seconde grille semblable, ce quiutilise ainsi le temps libre-de l’ouvrier, qui doit encore s’occuper, dansd’autres instants, du repassage ou de l’affûtage des scies, qu’il a égalementà rechanger au besoin, afin d’éviter toute perte de temps.