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Tome quatrième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 347

les machines sans condensation : la revivification par la vapeur surchaufféeoffre le moyen dutiliser la vapeur perdue de ces machines.

Le procédé par la vapeur surchauffée, ainsi que les autres procédés dontnous avons parlé, sont tous brevetés.

MM. Thomas et Laurens appliquent ce principe de la vapeur surchaufféenon-seulement à la revivification du noir, mais à la carbonisation du bois,de la houille, etc. Nous sommes persuadé que dans bien des circonstanceson pourrait en tirer un parti très-avantageux.

DESCRIPTION DES APPAREILS A REVIVIFIER LE NOIR ANIMAL,

REPRÉSENTÉS SUR EX PLANCHE 30.

Appareil a tubes verticaux de m. Yan Ggetiiem. Cet appareil,pour lequel lauteur a pris un brevet dimportation de 5 ans, le 21 octobre1843 (T), est représenté en coupe verticale sur la fig. l re et en coupe hori-zontale sur la fig. 2 e ; celle-ci est faite à la hauteur du foyer, suivant laligne 1-2, et la première par le milieu du fourneau suivant la ligne 3-4.

On voit par ces figures que lappareil se compose de 18 tubes verticauxen fonte C, dans lesquels on renferme le charbon ou noir animal que lonveut recalciner, qui nont pas plus de 6 centimètres de diamètre intérieu-rement, et qui en totalité occupent une hauteur de 2 1 80, depuis les registresqui les ferment à leur base jusquà leur sommet. En origine ces tubesétaient plus gros, et on a reconnu quil était préférable de les réduire dediamètre, afin que la partie centrale des couches de noir soit égalementatteinte par la chaleur.

Rangés symétriquement daus un four carré B, construit entièrementen briques, ces tubes ou cornues reposent, par leur partie supérieure, surune plaque horizontale fondue avec la pièce qui compose la table à rebords G'.Ils sajustent à frottement libre, par leur partie inférieure, dans des four-reaux ou manchons en fonte D, dans lesquels ils peuvent jouer suivant ladilatation ou la contraction quils éprouvent. Ces fourreaux sont fondusavec des embases qui permettent de les asseoir sur la plaque dassise erifonte c, encastrée préalablement dans lépaisseur des murs du four. Desregistres, ou petites soupapes horizontales g, sont ajustés à coulisse à labase de ces manchons (fig. 3), et font corps avec des tiges ou tirettes enfer a que lon peut tirer ou pousser à volonté pour ouvrir ou fermer leursorifices, et donner issue au noir contenu dans les cornues quand il est suf-fisamment revivifié, ou ly retenir lorsquon en met du nouveau.

Les tubes sont chauffés au rouge, par la flamme et lair chaud qui sedégagent dun foyer voisin A, et qui, montant jusque vers leur partie supé-rieure, sont forcés de redescendre pour se rendre par le canal coudé E,

(1) Le 29 décembre suivant, M. Van-Goethem obtint un certificat daddition à son breyet primitifpour lapplication de son système au chauffage des usines.