PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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plus ou moins de vitesse et avec plus ou moins de puissance, à sa volonté,ou bien l’arrêter, la mettre en marche, puis l’arrêter de nouveau, aussisouvent et aussi rapidement qu’il le désire, à l’aide des deux manettes net n', qui sont à sa disposition. L’une de ces manettes est reliée par latringle m, avec un levier qui est monté sur l’axe de la soupape d’admissionplacée dans la boîte L ( cet axe est mobile sur deux vis latérales que portela bride en fer / ) ; la seconde manette est reliée par la tringle m', avec unautre levier rapporté sur le bout de la clé du robinet /. On conçoit qu’enfermant complètement la soupape, il n’admet plus de vapeur dans l’appa-reil, par conséquent il arrête la marche du marteau ; s’il l’ouvre entière-ment, au contraire, il laisse admettre le plus grand volume de vapeurpossible, et par suite il peut faire produire au marteau toute l’énergie dueà son poids et à l’action du ressort élastique qui opère sa descente plusrapide. Mais s’il n’ouvre cette soupape que d’une certaine quantité, il dimi-nue évidemment l’énergie du coup du marteau, puisqu’alors la vapeurn’arrivant plus en masse, sa tension est moindre, et par conséquent soneffet est diminué.
Par le robinet /', il peut aussi soit arrêter complètement la descente dumarteau en le fermant, et par conséquent en ne permettant pas à la va-peur de s’échapper, soit amortir considérablement sa chute, en ne le lais-sant ouvert qu’à un degré convenable pour que la vapeur ne puisse s’échap-per que lentement ; il peut même le régler de telle sorte que le marteauarrive près de la pièce à forger, en ne faisant que la frapper légèrement ouque la toucher à peine. C’est ainsi que sur les appareils puissants que nousavons cités au commencement de cet article, nous avons vu souder de très-petites pièces de fer, telles qu’un homme les forge habituellement avecson marteau à main ordinaire.
On peut encore, lorsqu’on veut, par exemple, faire marcher le tiroir àla main, ce qui est quelquefois nécessaire, pour ne donner que quelquescoups de marteau assez éloignés les uns des autres, prendre la poignée b,qui se relie au frein M, afin d’écarter celui-ci de la touche mobile O, ets’appliquer à la poignée v' qui fait corps avec le toc v, et se relie par suiteavec la tringle q du tiroir; on peut évidemment dans ce cas, non-seulementne produire les coups qu’à des intervalles voulus, mais encore limiter leuraction, en augmentant ou en diminuant la hauteur de chute du marteau.
moyen de régler la chute du marteau. — Dans des appareilsd’une aussi faible puissance que celui qui est représenté sur les flg. 1 à 3,on conçoit sans peine que l’auteur n’ait pas cherché à appliquer une dis-position mécanique pour permettre de varier à volonté la hauteur de lachute du marteau; cependant, dans le plus grand nombre de ses autres ap-pareils, il a jugé nécessaire de le faire, et nous allons voir qu’il y est arrivéd’une manière fort simple (fig. 4 ).
La tringle q, qui est suspendue au levier p du tiroir de distribution , aulieu d’être toute unie, comme dans la fig. 1, est assemblée par articulation