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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
DESCRIPTION DES PARTIES PRINCIPALES
QUI COMPOSENT LA RÉUNISSEUSE REPRÉSENTÉE PL. 33.
La fig. 1 représente une élévation longitudinale du métier, et la fig. 2en est le plan général, vu en dessus, en supposant toutefois que l’on aitenlevé d’un côté de la machine les coussinets et rouleaux de pression, afinde laisser voir convenablement les peignes circulaires et les cylindres can-nelés. La fig. 3 est une coupe longitudinale et verticale, faite suivant laligne brisée 1—2—3—4 du plan, et la fig. 4 une coupe transversale suivantla ligne 5—6.
Du BATIS, DE LA TABLE ET DE LA TOILE SANS FIN. — Le bâtis estformé de deux flasques en fonte A, réunies par des entretoises B, boulon-nées aux côtés de celles-ci, et par des traverses supérieures C, qui reçoi-vent une grande partie des supports en fonte des pièces mobiles. A l’unedes extrémités est fixée la table en bois D, soutenue à l’autre bout par deuxmontants en fonte, réunis par une entretoise (I). Cette table est munie àchacune de ses extrémités de rouleaux en bois E, réunis par deux toilesou courroies sans fin F, passant en dessus et en dessous de cette dernière;ce sont ces courroies qui amènent les rubans pour les préparer à l’actionde la machine, après avoir passé préalablement entre des guides réunisà une seule tringle horizontale.
DES CYLINDRES CANNELÉS, DES PEIGNES ET DES ROULEAUX DE TEN-SION. — Les mèches de laine sortant de ces guides sont dirigées, deux pardeux, dans des entonnoirs en bronze G, qui les amènent, déjà doubléesde grosseur, sur les premiers cylindres cannelés H, puis aux seconds H',où ils subissent un premier étirage très-faible. La matière est ensuite ame-née, en passant sous des rouleaux de tension I, à l’action des peignes cir-culaires J, et enfin des troisièmes cylindres cannelés H 2 , qui complètententièrement l’étirage. Ces derniers cylindres sont en fer trempé en paquet;il n’en est pas ainsi des deux premiers, parce que, ne travaillant pas beau-coup, ou n’a pas jugé nécessaire qu’il en fût autrement. Le diamètre deceux-ci est de 31 millim., le nombre de leurs cannelures est de 46, le dia-mètre des derniers est de 36 millim., leurs cannelures est également aunombre de 46. Une brosse i/, fixée à un ressort boulonné sur la traverseC du bâtis, sert à nettoyer constamment les derniers rouleaux can-nelés H 2 .
La rangée de cylindres de tension I, solidaires avec un arbre commun,est aussi appelée flèche de tension; ils sont en fer non trempé et ne tour-nent avec leur arbre que par le simple frottement des rubans.
Les peignes circulaires J, qui étirent les filaments des mèches, les divi-
(1) Les dimensions du dessin ne nous ont pas permis d’indiquer cette table dans toute sa lon-gueur avec le rouleau qui la termine, ni de donner la véritable hauteur du bâtis, qui est au reste in-diquée par une cote déterminant le rayon de l’arc de cercle que forme la face des flasques.