PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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roue à rochets glissent sur ces derniers, en même temps qu’elle aide à lapromptitude avec laquelle le couteau transversal se relève. Une plaque degarde R' en fonte sert à protéger le plateau S, et les personnes occupées àla machine des accidents qui pourraient survenir.
Communication de mouvement. — Nous avons vu qu’à l’une desextrémités de l’arbre moteur Y, était montée la roue elliptique X'; il reçoità son autre extrémité un cône Z, composé de quatre poulies de différentsdiamètres, afin de varier la vitesse à volonté, suivant les besoins de lafabrication ; un manchon à griffes F', embrassé par la fourchette d’un le-vier à main, permet d’embrayer ou de débrayer le mécanisme lorsqu’il ya nécessité. Cet arbre Y est maintenu entre les coussinets des chaises G 2 ,boulonnées sur le sol ou le plancher de l’usine; on conçoit que sa longueurest variable et tout à fait dépendante des localités.
Du même côté et sur l’arbre T, qui reçoit son mouvement de la roue X'par la roue X, est montée une grande poulie P\ autour de laquelle s’en-roule la courroie commandant les petites poulies a' et « 2 montées à l’extré-mité des axes, des lames ou couteaux circulaires ; un tendeur P 2 , boulonnésur une des faces de bâtis E, donne à cette courroie la rigidité nécessaire.
Une telle machine, construite entièrement en fonte, en fer et en cuivre,comme on peut aisément le comprendre parles dessins, est du prix de4.000 fr., prise à l’atelier des constructeurs. Elle est disposée pour pouvoirdébiter les feuilles de papier de tous formats avec une vitesse de 9 à 10 mèt.par minute.
M. Chapelle (1), qui est aujourd’hui président du comité des construc.teurs à Paris , et dont le nom est bien connu pour toutes les machines àfabriquer le papier, construit également des machines à couper ; mais cesdernières ne sont disposées que pour débiter séparément en longueur ouen largeur. Ce constructeur emploie également à cet effet une série decouteaux circulaires superposés et animés d’une grande vitesse ; c’est lemoyen qui semble le plus rationnel et le plus expéditif : pourtant M. Fer-rand-Lamotte, de Troyes , qui s’occupe aussi de ce genre de fabrication,semble avoir trouvé des avantages marqués dans l’emploi d’une série decouteaux à section triangulaire dont il espère d’heureux effets. Nous nesachons pas que cette machine ait déjà fonctionné convenablement.
(J) On sait que M. Chapelle construit depuis fort longtemps des presses hydrauliques, non seule-ment pour les fabriques de papier, ou autres, mais encore, et tout particulièrement, pour les ballesde colon, les bottes de foin, etc Cependant malgré la répulation de ce cons'ructeur, et celle d'ungrand nombre d’autres mécaniciens français , le ministère de la guerre vient de faire faire en Angle-terre (chez M. Fawcett, à Livrpool ) une quantité de presses destinées â comprimer le foin. Nuusle disons avec peine, ce n’est pas, comme on le voit, accorder beaucoup d’encouragement à nosindustriels, que de commander à l’étranger des machines qui sont si bien connues et qui de plusont été surtout perfectionnées che2 nous.